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L'avortement (IVG) : chez les jeunes filles mineures

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (01. mars 2016)

Une place à part pour les jeunes filles mineures qui sont particulièrement protégées par la loi. En effet : 

La loi permet à toute femme enceinte, y compris mineure, qui ne veut pas poursuivre une grossesse de demander à un médecin l’interruption de sa grossesse

Le consentement des parents est donc préférable mais non obligatoire. Si le consentement des parents n'est pas recueilli, la jeune fille désignera nommément avec l'aide du médecin ou de l'assistante sociale, un adulte qui l'accompagnera dans ses démarches.

Quand la jeune fille est encore scolarisée, l'infirmierie est parfois l'endroit approprié pour amorcer les démarches. 

Les consultations :

La 1ère consultation chez le médecin doit se passer uniquement entre le médecin et la jeune fille. Encore une fois, l'accord des parents n'est pas nécessaire pour prendre ce rendez-vous.

La consultation psycho-sociale est obligatoire pour les mineures, elle permet un soutien psychologique et de faire le point sur la situation sociale... C'est un moment privilégié pour compléter ses informations sur la contraception, la sexualité, et les maladies sexuellement transmissibles.

Une consultation-entretien post IVG est aussi prévue. Elle permettra surtout de mettre en route une contraception adaptée et de mettre en place, si besoin, un soutien psychologique.

Les documents à fournir par la femme mineure pour effectuer une IVG : 

  • l’attestation de consultation psycho-sociale ;
  • sa confirmation écrite de demande d’IVG ;
  • le consentement de l'un de ses parents (ou du représentant légal), ou à défaut de consentement parental, l’attestation du choix de l’adulte accompagnant.

Le remboursement :

L’IVG est prise en charge à 100% sans avance de frais.

Aucun frais ne pouvant être demandé aux jeunes filles mineures, la couverture sociale des parents couvrira les frais. Et si les parents ne sont pas au courant, une procédure de masque-anonymat est prévue, et la société prendra à sa charge les 20 % restants (grâce aux Conseil général).

Pour les femmes mineures sans consentement parental, la loi prévoit une prise en charge totalement anonyme et gratuite.

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