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L'avortement : comment se passe une interruption volontaire de grossesse (IVG) ?

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (01. mars 2016)

© Jupiterimages/Wavebreak Media

La législation concernant l'avortement varie fortement selon les pays, y compris au sein de l'Europe. Alors, qu'en est-il de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) en France ? Comment cela se passe-t-il en pratique ? Voici toutes les informations à connaître.

En France, le code de la santé publique autorise les femmes à avorter en cas de grossesse non désirée. La femme enceinte est la seule personne qui peut décider de se faire avorter ou non. L'avortement ne peut être réalisé que par un médecin, cela jusqu'à 12 semaines de grossesse (ou 14 semaines d'aménorrhée - 14 SA - semaines sans règles). L'avortement peut être effectué de deux façons : soit par l'absorption de médicaments jusqu'à 7 semaines de grossesse (ou 9 SA), au-delà une IVG chirurgicale (par aspiration de l'embryon) est proposée (sans dépasser le délai légal bien sûr).

L'avortement est aujourd'hui couramment pratiqué en France, plus de 210 000 IVG sont réalisées chaque année. Une grossesse sur cinq est aujourd'hui interrompue. Dans la majorité des cas, l'IVG ne survient qu'une fois dans la vie d'une femme.

Pour effectuer une interruption volontaire de grossesse, la femme peut contacter un centre d'orthogénie (hôpital ou clinique), ou un médecin de ville (si le médecin a signé une convention avec un établissement de santé, et qu'il est habilité à la pratiquer - la liste des médecins habilités est disponible au centre de planification et d'éducation familiale près de chez vous). La femme peut également contacter un médecin d'un Centre de planification et d'éducation familiale - CPEF. Dans tous les cas, ces professionnels sont tenus au secret médical.

Notre conseil : si vous avez dépassé les 5 semaines de grossesse (7 semaines sans règles - 7 SA), il est recommandé de se rendre directement dans un centre d'orthogénie dans un hôpital ou une clinique, car même si la solution médicamenteuse est proposée, la prise du 2ème médicament doit se faire obligatoirement à l'hôpital. 
Autre information importante : à partir de 7 - 8 semaines d'aménorrhée, une interruption volontaire de grossesse par méthode chirurgicale peut être proposée.

Les documents nécessaires

Seule la carte Vitale ou une attestation délivrée par la sécurité sociale est nécessaire pour procéder à une interruption volontaire de grossesse. Il faut néanmoins savoir que les courriers arriveront au domicile et au nom de la personne inscrite sur la carte Vitale. Ce qui peut poser problème... Si la patiente ne le désire pas, il faut demander à la caisse de sécurité sociale une carte portant son nom propre (carte Vitale d'ayant droit autonome) et mentionnant son domicile.

L'Aide Médicale d'Etat garantit le respect de l'anonymat dans les procédures de prise en charge et donc de courriers ; dans certaines situations, il est parfois nécessaire de la demander mais les délais sont parfois longs ; pour toute information concernant l'anonymat, il faut en parler au personnel : médecin, assistante sociale....

Que cela soit chez le médecin de ville ou à l'hôpital, un dossier personnel est constitué, et toutes les démarches y sont consignées, dont le consentement éclairé attestant l'accord de réaliser une IVG signé par la femme, une autorisation parentale pour les mineures ou le nom de la personne accompagnatrice.

 


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