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L'avortement médicamenteux : les effets et les contre-indications

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (24. février 2016)

Les effets d'une IVG médicamenteuse se produisent généralement 2 à 3 heures après avoir pris le deuxième comprimé. Mais parfois même, quelques heures après la prise du premier médicament (mifépristone). Ils peuvent survenir de manière plus ou moins importante, cela dépend en partie de l'avancement de la grossesse.

> Saignements parfois abondants par voie vaginale (consultez un médecin si vous devez changer de serviette "maxi plus", toutes les 30 minutes pendant plus de deux heures),

> Douleurs pelviennes (contractions utérines, comme des douleurs de règles). D'ailleurs, le médecin prescrit systématiquement des médicaments contre la douleur.

> Certains symptômes digestifs :
• Des nausées.
• Des vomissements,
• Une diarrhée (plus rarement).

Les contre-indications à une IVG médicamenteuse

Il existe certaines contre-indications à ce type d'interruption volontaire de grossesse. 

L’IVG médicamenteuse est déconseillée en cas d’insuffisance surrénale chronique, d'allergie à la mifepristone ou à l’un des constituants du comprimé, d'allergie aux prostaglandines, de diabète mal équilibré, d'asthme sévère, de porphyrie héréditaire, d’insuffisance hépatique, d’insuffisance rénale.
Cette méthode est aussi contre-indiquée chez les femmes présentant des troubles de la coagulation avec ou sans anticoagulant, chez les femmes présentant une anémie sévère.
Il est à signaler qu’aucun accident cardio-vasculaire n’a été décrit, malgré la mise en garde chez les femmes de plus de 35 ans et/ou celles qui fument plus de 10 cigarettes par jour.

En dehors de ces aspects médicaux, un soutien psychologique peut être mis en place si la femme en ressent le besoin. En effet, certaines femmes peuvent avoir des questionnements psychologiques (culpabilité, sensation d'échec...). Chaque femme vit cette expérience différemment. La femme ne doit donc pas hésiter à exprimer le besoin d'accompagnement psychologique, que ce soit immédiatement au moment de l'interruption de grossesse ou même plus tard...

D’ailleurs, la loi prévoit qu’un entretien avec une conseillère conjugale et familiale soit proposé systématiquement à toutes les femmes en demande d’IVG, et obligatoire pour les mineures. C’est l’occasion d’un temps de parole privilégié qui peut avoir lieu dès la demande, mais aussi tout au long du parcours de la femme, et même après.

En cas de grossesse plus avancée, un avortement chirurgical est indiqué. Une IVG chirurgicale, aussi appelée IVG instrumentale ou par aspiration, peut être pratiquée jusqu'à la 12ème semaine de grossesse, soit la 14ème semaine d'aménorrhée.

 


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