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L’avortement par aspiration : comment ça se passe ?

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (02. mars 2016)

En pratique comment se passe un avortement par aspiration ? Vous commencerez par prendre un comprimé, la veille ou 48 heures avant l'intervention. Il s'agit d'un médicament qui a pour effet de commencer à dilater le col de l'utérus.

Le jour de l'intervention, vous serez conduite dans un petit bloc chirurgical si vous avez choisi l'anesthésie locale ; ou dans un bloc opératoire classique si vous avez choisi l'anesthésie générale.

Vous serez placée en position gynécologique, comme lors d'un examen chez votre gynécologue. Le médecin introduira un speculum, cette espèce de bec de canard que votre gynécologue utilise à chaque visite pour voir votre col de l'utérus.

Le médecin introduit jusque dans l'utérus, une petite sonde reliée à un système d'aspiration par le vide. C'est ainsi que le contenu de l'utérus est aspiré.

Cette aspiration est très rapide : elle dure environ trois minutes. L'intervention dure environ en tout un quart d'heure.

Selon le mode d'anesthésie que vous avez choisi, vous pouvez rentrer chez vous l'après-midi même ou dans la soirée.

Les risques d'une IVG par aspiration

Les risques d'une IVG chirurgicale sont presque inexistants. Il est vrai que tant d'histoires racontées par nos aînées, sont arrivées jusqu'à nous, que l'on garde toujours de l'avortement, une impression de dangerosité.

On pense à toutes ces femmes victimes de perforations ou d'infections, ne pouvant plus avoir d'enfant par la suite. Tout cela appartient au passé. L'avortement par aspiration est pratiqué depuis de nombreuses années et ne présente quasiment aucun danger. Il est effectué sous contrôle médical, dans de bonnes règles d'asepsie.

Cependant - par précaution, il est d'usage de prendre des antibiotiques avant l'intervention. Cela protège de toute infection pendant la période où le col de l'utérus est dilaté (ou tout au moins, ramolli) grâce au médicament pris un peu avant l'intervention.

Un avortement par aspiration (ou instrumental) n'est cependant pas totalement dénué de conséquences, ni d'effets secondaires... Dans certains cas, une infection peut survenir, pouvant générer localement des synéchies (cicatrices et adhérences) dans l'utérus et surtout les trompes, risquant d'engendrer des problèmes de fertilité... Ce qui survient rarement.

La consultation de contrôle

Celle-ci est prévue environ 15 jours après l'avortement, elle permet de reparler éventuellement de l'intervention, et de s'assurer que tout va bien cliniquement. Lors de l'interruption volontaire de grossesse effectuée par cette méthode, le médecin a bien enlevé l'oeuf ou l'embryon, et a pu le contrôler et le visualiser lors de l'acte lui-même. Aussi, lors de cette consultation, si un doute persiste concernant le résultat de l'avortement, le médecin peut effectuer une ultime vérification (analyse de sang et/ou échographie).

Au cours de cette consultation, le médecin aborde aussi la question de la contraception, et peut répondre aux questions que vous pouvez vous poser à son sujet. Car bien entendu, il est important de prendre toutes les dispositions contraceptives nécessaires pour éviter qu'une grossesse non désirée ne se reproduise.

Ce jour-là, le médecin peut éventuellement proposer un implant contraceptif ou un DIU (stérilet), si c'est la méthode contraceptive choisie et qu'elle n'a pas été mise en place le jour de l'IVG.

Etre enceinte après ?

Dès le lendemain d'un avortement par aspiration, vous devrez prendre la pilule (ou un autre moyen de contraception) pendant au moins un mois. Donc, pendant toute cette période, à condition bien sûr de ne pas oublier de la prendre, vous ne risquez rien.

En revanche, dès le mois suivant, vous risquez de nouveau d'être enceinte si vous ne prenez plus de précaution. Vous devez donc trouver une méthode contraceptive pour ne pas avoir à envisager un nouvel avortement. Il faut en parler avec votre médecin généraliste ou votre gynécologue. Il existe forcément une méthode contraceptive qui vous convient.

Et surtout ne craignez rien : ce n'est pas parce que vous avez dû avoir recours à un avortement par aspiration que vous ne pourrez plus avoir d'enfant par la suite. Gare aux fantasmes et aux rumeurs dans ce domaine !

Ce qui pourrait vous empêcher d'avoir un enfant, ce serait par exemple une infection à chlamydiae (une infection sexuellement transmissible très fréquente). Si d'ailleurs, on diagnostique des chlamydiae avant l'avortement, vous serez traitée par antibiotiques, vous et votre partenaire. Aucune raison alors de ne pas pouvoir envisager une grossesse voulue, dès que vous le souhaitez.


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