publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

La cicatrisation : Douleur, démangeaisons, gonflement, rougeurs

Publié par : Elide Achille (09. mars 2015)

Contrairement à aux idées reçues, une cicatrice ne va pas évoluer d'une façon linéaire vers l'amélioration depuis le premier jour. Bien au contraire, une cicatrisation normale va avoir l'air de s'aggraver. Les peaux cicatricielles sont plus fines, moins résistantes. Elles ne contiennent plus de fibres élastiques, ni de follicules pileux, et ont tendance à s'enflammer et à se gonfler.

Une réaction cicatricielle est inévitablement une réaction inflammatoire. Les quatre caractéristiques de la réaction inflammatoire sont : rougeur, gonflement, démangeaison et/ou douleur.
Pendant les premiers jours de cicatrisation, tous les phénomènes propres à la fermeture de la plaie vont s'exacerber de plus en plus. Cela est absolument normal. Ces symptômes vont attendre un pic autour du troisième-quatrième mois, pour après diminuer et disparaître atteindre un niveau quasi zéro à douze mois.

Les cicatrices anormales


Il a trois types cicatrices anormales :

La cicatrice atrophique
Dans ce type de cicatrice le tissu cicatriciel est très fin et en creux (exemple : les cicatrices d'acné). Elle se crée quand le tissu sous cutané a été soit de mauvaise qualité, soit mal traité.
La prise en charge des cicatrices atrophiques est chirurgicale. En gros, l'intervention consiste à couper autour des bords de la cicatrice, surélever, attendre la cicatrisation (cela prend environ deux semaines), et puis faire une dernière suture.

La cicatrice hypertrophique
Il s'agit d'une cicatrice normale, mais qui réagit de façon excessive : elle est trop épaisse, trop rouge, trop douloureuse. Pourtant, elle est linéaire : généralement elle est surélevée mais d'une dimension égale à la blessure.
Si on laisse en leur état ces cicatrices, en soi elles auraient la même évolution qu'une cicatrice normale, mais le temps de cicatrisation serait prolongé (pouvant aller jusqu'à quatre-cinq ans).

La cicatrice chéloïde
Les cicatrices chéloïdes sont surélevées et extrêmement fibreuses, dures et nodulaires. Elles peuvent présenter des extensions latérales, sont plus foncées que la peau et continuent à évoluer avec le temps.

Dans la prédisposition à ce type de cicatrices interviennent de nombreux facteurs génétiques.
Elles sont plus fréquentes sur certains types de peaux (asiatiques, africaines ou métissées) et sur certaines localisations du corps (oreilles, région thoracique haute, seins...).

Elles sont plus fréquentes chez les jeunes, chez qui la cicatrisation est plus rapide, et les tissus cutanés plus actifs et réactifs.



publicité