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Groupe sanguin : Le système ABO

Publié par : Dorothee Gebele (08. décembre 2015)

Aujourd’hui, de nombreux systèmes de groupes sanguins sont connus. Cependant, seulement peu d’entre eux trouvent une application pratique. Le système le plus important est celui qui a été découvert en 1901 par le bactériologue autrichien, Karl Landsteiner : le système ABO. Il comporte quatre groupes sanguins principaux : A, B, O et AB.

Lors de la transmission héréditaire du groupe sanguin, les caractères « dominants » ou « récessifs » des gènes sont primordiaux : le gène O est "récessif", alors que les gènes A et B sont "dominants". Le groupe sanguin d’une personne est codé doublement dans ses informations génétiques ; un gène provenant de la mère, l’autre du père.

Voici 3 cas de figure :

- Si une personne a hérité de sa mère de l’allèle du gène A, et de son père de l’allèle du gène O, cette personne est du groupe sanguin A. Car le gène A est dominant et l’emporte sur le gène O.

- Une personne qui a hérédité de l’allèle du gène B, et de l’allèle du gène groupe O, est de groupe sanguin B. Puisque le gène B est dominant.

- Si le père et la mère sont du groupe sanguin O et le transmettent à leur enfant, il n’y a pas de caractéristique dominante, le gène O étant récessif. L’enfant sera du groupe sanguin O.

Mais qu’en est-il des personnes ayant hérédité deux allèles dominants de ses parents ? S’il s’agit des mêmes allèles (par exemple A et A), c’est ce groupe sanguin qui est formé (groupe A en ce cas). Si la personne a hérité des gènes A et B, elle est de groupe sanguin AB.

Les anticorps

Dans le plasma sanguin se trouvent des anticorps dirigées contre des agents étrangers à l’organisme (comme des microbes). Ces anticorps sont des substances importantes pour le fonctionnement de notre système immunitaire. Selon notre groupe sanguin, notre sang contient entre autre des anticorps dirigés contre les cellules sanguines de groupes sanguins étrangers. En revanche (et heureusement !), nous ne portons pas d’anticorps dirigés contre nos propres globules rouges. C’est ce qu’on appelle la règle de Landstein.

Voici un exemple concret :

Les globules rouges d’une personne du groupe sanguin A ne portent que des antigènes A. Dans son sang circulent des anticorps dirigés contre l’antigène B. Si on mélange ce sang par exemple avec le sang du groupe B, on assiste à ce qu’on appelle une réaction antigène-anticorps : les anticorps agressent les cellules sanguines « étrangères », provoquant ainsi une agglutination sanguine.
C’est ce qu’on appelle une incompatibilité ABO. Elle doit être envisagée avant toute transfusion sanguine et avant une grossesse (surtout si c’est la deuxième). On possède des outils d’analyse permettant d’éviter ces problèmes d’incompatibilité.



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