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Les groupes sanguins : ce qu'il faut savoir

Publié par : Dorothee Gebele (08. décembre 2015)

Chaque groupe sanguin correspond à une sorte de carte d’identité biologique du sang de chaque individu ou de groupe d’individus. Les caractéristiques du sang sont héréditaires, majoritairement constants et souvent distincts entre différents individus, voire groupes de personnes (familles, groupes ethniques).

A la surface des globules rouges se trouvent des antigènes (différentes protéines, glucides, glycoprotéines ou glycolipides) qui nous viennent de nos parents, et propres à un groupe sanguin donné. L’absence ou la présence de ces antigènes sur « nos » globules rouges détermine ainsi notre appartenance à un groupe sanguin.

Les groupes sanguins sont regroupés en systèmes. Il existe de nombreux « systèmes », mais en pratique, on utilise deux systèmes de groupes sanguins suivants : le système ABO et le système Rhésus. Dans les deux cas, il s’agit de systèmes antigéniques attachés aux globules rouges (aussi appelés érythrocytes, du grec : erythros = rouge).

 

Dans le système ABO, il s’agit soit d’antigènes A (groupe A), soit d’antigènes B (groupe B), soit des deux (groupe AB). Ou encore aucun des deux antigènes O pour le groupe O.

Dans la partie liquide du sang (plasma sanguin) se trouvent des anticorps qui peuvent interagir avec ces antigènes. En règle général, cela ne se produit pas, puisqu’une personne du groupe sanguin A ne possède que des anticorps contre les antigènes B. Cependant, si on mélange du sang contenant des antigènes A (groupe A) avec du sang contenant des anticorps anti-A (comme dans le groupe B), le sang s’agglutine. Cette réaction est appelée incompatibilité des groupes sanguins.

Les différents groupes sanguins du système ABO peuvent être déterminés grâce à un test. En Europe centrale, le groupe A est le groupe sanguin le plus répandu (44%), suivi du groupe O (42%). Le groupe sanguin B (10%) et le groupe sanguin AB (4%) sont beaucoup plus rares.

 

Le système Rhésus qui est, tout comme le système ABO, utilisé pour distinguer différents groupes sanguins, se base également sur différents antigènes : les facteurs Rhésus. Chez l’être humain, on distingue les facteurs Rhésus C, D, E et c, d, e.

L’antigène D est l’antigène le plus puissant. Dans le système facteur Rhésus, on parle de :
- groupe sanguin « Rhésus positif » (Rh+) lorsqu’une personne porte cet antigène D.
- groupe sanguin « Rhésus négatif (Rh-) en absence de cet antigène D.
Environ 85% des Européens sont du groupe sanguin Rhésus positif.

La détermination du facteur Rhésus est très importante en cas de grossesse 

En effet, si une mère du groupe Rhésus négatif porte un enfant du groupe sanguin Rhésus positif, elle peut développer des anticorps contre l’antigène D. Dans le cas d’une première grossesse, cela n’a généralement pas de conséquences. Mais lors d’une deuxième grossesse, il existe un risque d’incompatibilité sanguine entre mère et enfant (incompatibilité Rhésus), si ce deuxième enfant est encore une fois Rhésus positif : les anticorps qui ont été développés par la mère - dans certaines circonstances - sont transmis dans le sang de l’enfant et provoquent chez lui une agglutination sanguine. Cette complication peut être mortelle pour l’enfant.

Il est donc important de connaître son groupe sanguin. Et pas seulement en cas de grossesse. Car dans certaines situations médicales - d’urgence ou pas, une transfusion de sang, de plasma, de globules… est nécessaire. Heureusement, on dispose aujourd’hui des outils nécessaires pour identifier les groupes sanguins, et on sait depuis longtemps lesquels sont « donneurs universels », lesquels sont « receveurs universels ».

Sans la connaissance des groupes sanguins, une transfusion sanguine ou une transplantation d’organes seraient impossibles. Les réactions d’incompatibilité entre le groupe sanguin du donneur et celui du receveur (de sang ou d’un organe) pourraient entraîner de lourdes complications et même provoquer le décès du receveur. Lors d’une transplantation, cette incompatibilité se traduirait par le rejet de l’organe transplanté. Il est donc indispensable de déterminer le groupe sanguin du donneur et du receveur avant toute transfusion ou transplantation.

Les groupes sanguins sont également importants et très utilisés en médecine légale : ils peuvent aider à identifier une personne, à déterminer des liens familiaux, etc.

En génétique, la détermination du groupe sanguin est notamment importante dans le cadre de tests de paternité.

Enfin, en anthropologie, les groupes sanguins aident à décrire l’évolution de l’Homme et à étudier différentes caractéristiques de notre espèce, de manière scientifique.

 

Auteurs : Dorothee Gebele, Dr. Nicolas Evrard



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