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L'infection nosocomiale

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (19. mars 2015)

On parle généralement d'infection nosocomiale lorsqu'une infection est contractée à l'hôpital (elle est absente lors de l'admission). Mais aujourd'hui pour prendre en compte une réalité plus large : aux infections acquises en milieu hospitalier, les spécialistes rajoutent toutes les infections associées aux soins. Cette nouvelle définition prend donc en compte les hospitalisations à domicile, en EHPAD, en établissement de réadaptation...

On estime qu'en France, les infections nosocomiales seraient la cause de 4 000 décès chaque année.

Qu'appelle-t-on une « infection nosocomiale » ?


Concernant les infections de plaie opératoire, sont considérées comme nosocomiales les infections déclarées dans les 30 jours suivant l'intervention, et dans le cas de prothèse artificielle le délai est étendu à 1 an. Ces précisions sur le champ de la définition de l'infection nosocomiale sont surtout utiles lorsqu'on décide de demander une indemnisation au regard du préjudice subi.

Les infections nosocomiales endogènes


Le principal mécanisme d'acquisition d'une infection nosocomiale est lié aux procédures invasives (pose d'un cathéter, d'une sonde urinaire...), le patient est dans ce cas beaucoup plus exposé à une contamination endogène, c'est-à-dire susceptible de s'infecter avec ses propres germes, avec les colibacilles présents dans le tube digestif ou avec les staphylocoques dorés présents dans 25 % des cas sur la peau (porteurs sains).

Un exemple très courant est la pose d'une sonde urinaire, une procédure invasive la plus fréquente à hôpital : elle va du méat urinaire à la vessie ; la sonde supprime les défenses contre la remontée des colibacilles dans la vessie et de ce fait elle se révèle être aussi une des sources les plus importantes d'infection à colibacille.
Les contaminations endogènes représentent entre 50 à 70 % des infections nosocomiales.



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