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Le moustique tigre : le risque de transmission virale

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (03. février 2016)

Le moustique tigre est le vecteur principal de plusieurs maladies virales : la dengue, le zika et le chikungunya (des maladies tropicales, fréquentes dans les Antilles et à la Réunion et qui se traduisent par de fortes fièvres, parfois mortelles). Chez les femmes enceintes, le virus du zyka quant à lui pourrait être reponsable de micro-éncéphalies (très petite tête) qui les bébés.

Seul, le moustique ne peut pas transmettre la maladie. Il n'est qu'un vecteur. C'est, lorsqu'il a piqué une personne infectée et qu'il va piquer une autre personne saine, qu'il y a un risque de transmission de la maladie, un risque de transmission virale.

En fait, le moustique tigre ne fonctionne pas comme une aiguille souillée le ferait pour d'autres virus. Le processus est plus complexe : le moustique absorbe le sang d'une personne infectée, le virus se développe alors dans l'insecte et revient par sa salive. Sachant que la transmission du virus ne peut se faire que lors des 7 premiers jours où les signes cliniques sont visibles, on comprend que la surveillance et le signalement des personnes atteintes, sont essentiels.

Comment s'en protéger ?


Ce qui préoccupe les professionnels de la santé, est d'éviter au maximum la rencontre entre un moustique tigre et une personne atteinte de la dengue ou du chykungunya. C'est la raison pour laquelle, lorsqu'une personne se croit touchée par la maladie, la première prévention est de l'isoler, de le protéger des moustiques (par des moustiquaires, des répulsifs...).

Ainsi, pendant les sept jours où le porteur de la maladie présente un risque de transmission, il ne doit pas rencontrer de moustique tigre.

Des dispositifs de surveillance et de lutte sont donc régulièrement activés par le ministère de la santé. Les sites à risque sont visés pour être nettoyés : les aires d'autoroute, les stockages de pneus, les ports, les aéroports.

Des campagnes de surveillance entomologiques sont menées dans les départements à risque où l'on a parfois aperçu le moustique sans qu'il soit encore réellement implanté.

Les malades atteints de la dengue, du chykungunya, du zyka sont immédiatement signalés. Des enquêtes sont menées près de leur domicile.

Des campagnes de démoustication peuvent aussi être menées, comme cela a été dans l'Hérault, par exemple.

Une information est dispensée, systématiquement, aux voyageurs, dans les zones d'endémie, pour se protéger et protéger les autres.



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