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La réaction allergique : Réaction allergique respiratoire

Publié par : Dr. Nicolas Evrard

On peut distinguer deux grands types de réaction allergique respiratoiresen fonction de la localisation des symptômes qui peuvent toucher le nez ou les bronches.

1. La rhinite allergique
Nez qui coule, bouché, éternuements, démangeaisons au niveau du nez et des yeux, perturbations de l'odorat...Il peut s'agir d'un simple rhume, mais aussi d'une rhinite allergique. Celle-ci se caractérise par une inflammation de la muqueuse nasale.

Si ces épisodes se répètent, accompagnés d'écoulements clairs – comme de l'eau - et sans fièvre associée... la première cause est l'allergie.

Lorsque cette réaction allergique est déclenchée par les pollens, on l'appelle rhinite saisonnière, pollinose ou rhume des foins. Elle apparaît à chaque saison : de janvier à septembre selon les pollens en cause et les régions.

La rhinite peut aussi persister toute l'année, d'où le nom de rhinite persistante. Elle s'explique alors par des allergènes présents en permanence dans l'environnement : acariens, moisissures, poils d'animaux... Il peut également s'agir d'une rhinite aux pollens devenue tellement forte que l'inflammation créée continue hors saison.

Les raisons de cette réaction allergique ? Soit une trop grande exposition à l'allergène, soit par simple souffrance chronique des bronches quand l'allergie dure depuis trop longtemps. Il y a souvent une prédisposition personnelle (bronchites sifflantes dans l'enfance) ou familiale.

Quant à la rhinite persistante, les manifestations de l'allergie sont les mêmes mais apparaissent de manière plus insidieuse : le nez coule un peu, est légèrement bouché toute l'année, à tel point que la personne a toujours un mouchoir dans sa poche. Ces symptômes peuvent être plus ou moins prononcés, en fonction de l'allergène, de la quantité présente dans l'air et du degré de sensibilisation de la personne.

Qu'elle soit sévère ou non, la rhinite persistante peut être associée à un asthme – c'est le cas pour 20% des rhinites – ou d'autres manifestations pathologiques, comme des troubles oculaires, une sinusite chronique ou une otite. Il peut y avoir également des troubles alimentaires par allergie « croisée » : pomme pour le bouleau, crustacés pour les acariens, ou céléri pour l'armoise, par exemple. Des études ont montré des conséquences sur la qualité de vie : sommeil de mauvaise qualité, intense fatigue, baisse des performances au travail...

La fréquence et la « banalité » de la rhinite jouent contre elle. On ne pense pas à en parler à son médecin. On consulte tardivement, lorsque la gêne respiratoire, les troubles du sommeil et la fatigue perturbent le quotidien. Il est donc important en cas de rhinite qui persiste ou qui revient en fonction de son environnement (pollen, animal, lieu) d'envisager un bilan allergologique avec des tests cutanés et un examen de la fonction respiratoire. La rhinite pourra être identifiée comme une réaction allergique.

2. L'asthme
90% des asthmes apparaissant dans l'enfance – de deux ans à l'adolescence - sont de nature allergique. La présence d'une inflammation au niveau des petites bronches entraîne un rétrécissement anormal de celles-ci : c'est la maladie asthmatique - comme un « nez bouché » dans les bronches.

L'asthme provoque des épisodes récurrents de sifflements respiratoires (appelés crise d'asthme), d'oppression thoracique, de respiration difficile, de toux, en particulier la nuit ou au petit matin. Un bilan par un allergologue s'impose pour l'asthme, celui de l'enfant en particulier, car plus il est traité tôt, plus il peut être facilement guéri de manière définitive.



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