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Santé : ce qui va changer en 2017

Publié par : Dr. Ada Picard (29. décembre 2016)

© Shutterstock

Entre les avancées d'internet, les évolutions technologiques et la dernière loi santé, voici ce qui va (concrètement) changer en 2017, pour nous et notre santé.

Nous serons tous donneurs d’organe présumés

À partir du 1er janvier 2017, nous seront tous considérés comme potentiels donneurs d’organe (après notre mort), à moins que nous ayons spécifié notre refus sur le registre national (demande téléchargeable en ligne). Si tel n’est pas le cas, l’avis de la famille ne sera plus pris en compte. Cette décision a été prise dans le cadre de la loi santé 2016 de Marisol Touraine.

Le tiers payant sera généralisé à nous tous

À partir du 1er janvier 2017, le tiers-payant généralisé sera possible pour tous les patients, sous réserve de la souscription du médecin à ce service. Ce tiers-payant concernera uniquement la partie remboursée par la sécurité sociale, et s’élargira à la partie remboursée par les mutuelles à compter du 30 novembre 2017. L’intérêt du tiers payant généralisé, institué dans le cadre de la loi Santé, reste encore largement débattu par les médecins, autant que par les patients. 

Des médecins en ligne pourront être consultés (et être remboursés)

La télémédecine est encore très peu proposée aux usagers, malgré son intérêt pour la santé publique. Pour des raisons techniques notamment, de sécurité et de remboursements. Si de nombreux médecins consultent à distance (par Skype, mail, etc.), cette activité n’est pas réglementée. En 2017, de nouveaux services vont apparaître, comme Doctoconsult, un service de consultations médicales (psychiatrie et addictologie) sécurisé et agrée par l’Agence Régionale de Santé (ARS).

Nous serons moins bien remboursés par nos mutuelles

Selon « 60 millions de consommateurs », les dépassements d’honoraires seront de moins en moins remboursés par les mutuelles. Dans le cadre des « contrats responsables », les mutuelles vont abaisser leurs remboursements de 125 % à 100 % du tarif de la sécurité sociale.

Nous devrons être plus vigilants sur internet

En 2017, comme en 2016, il faudra être vigilant. La santé est un réel marketing dont les entreprises digitales se saisissent, au détriment des patients. Ne nous faisons pas avoir par les faux médicaments et par les sites qui proposent des médicaments normalement prescrits sur ordonnance. Par ailleurs, ne dévoilons pas nos données intimes sur des applications non sécurisées. De nombreux labels existent, comme le « label mHealth Quality » qui valident des applications mobiles du champ de la santé.

Nous serons + informés sur notre alimentation

Voilà quelques années que l’alimentation est devenue un réel enjeu de santé publique. Comme les lobbies agro-alimentaires vont parfois à l’encontre de notre santé, la loi se propose de nous responsabiliser dans le choix de nos aliments. Le logo nutritionnel, testé en 2016 sous différentes formes et destiné à nous éclairer sur la teneur d’un aliment, sera mis en place courant 2017. À suivre !

La santé sera participative

Voilà encore une avancée en santé amorcée par internet. Elle repose notamment sur le Big data, c’est à dire sur toutes ces données issues d’applications, d’enquêtes en ligne, etc. Selon les chercheurs, ces données (infinies !) ont un intérêt extraordinaire en terme de santé publique. Leur bon usage améliorer la connaissance et les prévisions de certaines maladies, comme les infections, les maladies chroniques, etc. Chacun peut participer, par exemple, en s’inscrivant dans une cohorte de recherche (par exemple Nutrinet santé). On peut également contribuer à la recherche des futurs antibiotiques, en envoyant un bout de terre de sa région, à un projet de recherche international nommée "Drugs from dirt".

La médecine sera personnalisée

Déja personnalisée, la médecine ? Oui, mais elle le sera d'autant plus. Grâce à toutes les innovations médicales - Big Data, e-santé, nanomédecine, etc. - des chercheurs de toutes spécialités élaborent des algorythmes en vue de prédire, prévenir, alerter et soigner les patients en fonction des données analysées de manière automatique (âge, facteurs de risque, bio-marqueurs, etc.). En psychiatrie par exemple, l'Institut de médecine personnalisée des maladies psychiatriques, va voir le jour. Il vise à promouvoir la médecine personnalisée des maladies bipolaires, de l'autisme, de la schizophrénie et de la dépression résistante. Plus efficace et moins couteuse, telle est l'ambition de la médecine personnalisée !

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