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L'achat compulsif : et si on en parlait ?

Publié par : Dr. Ada Picard (09. mars 2017)

© Shutterstock

L'achat compulsif touche surtout les femmes. Urbaines de préférence, et autour de la trentaine. L'achat compulsif serait-il la nouvelle épidémie contemporaine ?

Tout en paillettes, et en belles tenues, l'achat compulsif ne se voit pas (sauf par les proches) et fait, de loin, bonne figure. Il s'immisce petit à petit dans nos vies et pervertit nos coquetteries malicieuses en vices pernicieux. Seulement voilà, sous son joli décor, la dépendance au shopping a des conséquences pas auss réversibles qu'on le pense.

Mis dans les rangs des addictions « sans produits », au même titre que l'addiction à internet ou au jeu, l'achat compulsif peut devenir une véritable pathologie.

Selon une étude de 2007, près d'un tiers des femmes évaluées en plein shopping dans un centre commercial parisien souffrait d'achats compulsifs.

Comment distinguer une simple coquetterie d'un achat compulsif ? D'où cela vient-il, et quelles en sont les conséquences ? Voici décrypté pour vous le phénomène de l'accro du shopping. Nous vous avons dégoté quelques pistes et conseils pour se libérer de cette fâcheuse frénésie.

La coquette aime à plaire, se plaire, et à se pomponner. Elle choisira avec soins ses produits de beauté, et optera pour une garde-robe destinée à la sublimer. Impeccable et jolie tous les jours, telle est sa (quasi) priorité. Son budget s'en fera parfois ressentir, mais correspondra le plus souvent à des caprices maîtrisés, adaptés à son idéologie, et destinés à être mis à profit.

Mais, coquette ou pas, on peut un jour ou l'autre basculer du côté sombre de l'achat. Quand la petite ceinture repérée commence à nous obséder, aussi longtemps que l'objet convoité ne sera pas acheté...quand on prend sur son temps de travail à plusieurs reprises pour aller shopper, quand d'autres achats non réfléchis se poursuivent (etc.), on pourra parler de caprices non maîtrisés. La frénésie acheteuse est alors activée.

A la différence de la simple coquette, l'accro du shopping achète mais n'utilise pas la moitié de ses achats. Elle aime acquérir, plus que mettre à profit.
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Auteur : Dr Ada Picard, psychiatre à Paris



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