publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Maladie d’Alzheimer : La kinésithérapie, l'orthophonie...

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (02. décembre 2014)

> La kinésithérapie : au premier stade de la maladie d'Alzheimer, la kinésithérapie vise à entretenir et à améliorer les fonctions motrices et d'équilibre par des exercices de déplacements. Lorsque ces fonctions sont atteintes, les mouvements, les massages et les étirements remplacent les déplacements, afin d'entretenir la souplesse des articulations et des tendons qui ont tendance à se rétracter.

> L'orthophonie. Le travail de l'orthophoniste a deux objectifs en cas de maladie d'Alzheimer : stimuler les fonctions cognitives (mémoire, langage) par des exercices visant à déclencher un réflexe de communication ; travailler avec les aidants familiaux pour adapter leur comportement et leur communication au malade : interpréter son langage non verbal et apprendre à l'utiliser pour être mieux compris de lui et éviter les réactions d'agressivité ou de colère.

> L'accompagnement. Il s'exerce à sous plusieurs formes et à travers de nombreuses structures spécialisées : services consultations mémoire à l'hôpital, associations, accueils de jour...

• Psychologique. Le premier soutien apporté par les soignants est l'écoute. Il faut expliquer au patient la maladie et son évolution, mais aussi connaître l'histoire du patient, ses habitudes de vie, ses relations familiales pour savoir quelle nouvelle organisation mettre en place au quotidien. Ce soutien est apporté par les médecins et infirmiers, puis relayé par les associations, les Clic(1) et les Ccas(2), qui proposent également des groupes de paroles dédiés aux aidants familiaux, où chacun peut exprimer son vécu et ses difficultés.

• Pour mieux vivre le quotidien. Dans le cadre de la « prestation de soins d'accompagnement et de réhabilitation » prévu par le Plan Alzheimer, des équipes spécialisées d'ergothérapeutes, psychomotriciens et assistants de soins en gériatrie assurent cet accompagnement au domicile du patient afin de lui permettre de vivre le plus longtemps possible chez lui (12 à 15 séances sur prescription médicale). Des formations pour les aidants familiaux sont également délivrées à l'hôpital sur la gestion au quotidien d'un malade d'Alzheimer.

• Pour un meilleur suivi. Les Maia(3) ont mis en place un « référent » – une personne chargée de gérer l'ensemble du parcours de soins d'un patient – dans les situations dites « complexes » (personnes isolées ou en épuisement complet...).

1 - Centre local d'Information et de coordination.
2 - Centre communal d'action social.
3 - Maisons pour l'autonomie et l'intégration des malades Alzheimer.


publicité