publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Maladie d’Alzheimer : Les conseils du médecin spécialiste

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (02. décembre 2014)

Entretien avec le Professeur Benoît de Wazières, chef du service de Gériatrie, au CHU de Nîmes.

Connaît-on les facteurs de risques de la maladie d'Alzheimer ?
On sait que les femmes sont plus souvent atteintes que les hommes. On sait que les personnes dépressives présentent plus de risques d'Alzheimer que les autres. On a repéré des facteurs héréditaires. On a également remarqué que le niveau d'étude intervient. Plus le niveau intellectuel est faible, plus les risques sont grands. Il s'agit d'une maladie qui touche plus volontiers les personnes de plus de 60 ans. Mais entre 5 000 et 6 000 personnes jeunes sont également touchées par la maladie.

Est-ce que le diagnostic est difficile à établir ?
Au tout début de la maladie, le diagnostic reste difficile car il n'y a pas ou peu d'anomalies à l'IRM. Les patients sont alors volontiers étiquetés MCI, abréviation anglaise de Mild cognitive impairment : Déficit cognitif léger et doivent alors être surveillés régulièrement. Tous n'évoluent pas vers la maladie d'Alzheimer, heureusement. Le médecin généraliste peut dépister la maladie à partir de tests simples. C'est au centre mémoire de confirmer le diagnostic, idéalement le plus tôt possible, de façon à mettre en place la prise en charge globale du malade et de sa famille.

Quels conseils donner à l'entourage, au tout début ?
Il faut savoir qu'il n'est pas normal, même pour une personne âgée, de perdre la mémoire. A partir du moment où l'entourage constate des pertes réelles de mémoire, il faut aller consulter. Au bout de trois pertes de mémoire, il y a un doute. Il ne faut pas attendre au-delà. Je parle de pertes de mémoire vraies, c'est-à-dire quand le souvenir ne revient pas. Dès que l'on constate un changement de comportement, un changement de caractère, il ne faut pas attendre non plus. Il ne faut pas mettre ça sur le compte d'une fatigue passagère ou d'un coup de déprime.

Quel est l'intérêt d'un diagnostic précoce ?
Plus le diagnostic est établi tôt, plus vite on peut mettre en place, avec les spécialistes, une forme de rééducation : des exercices pour maintenir la mémoire le plus longtemps possible. Et pour maintenir l'autonomie, également, le plus longtemps possible.


publicité