publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

AVC (accident vasculaire cérébral) : La rééducation

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (27. octobre 2015)

L'AVC (accident vasculaire cérébral) est une urgence, mais c'est aussi après l'accident lui-même, une maladie chronique. Son suivi thérapeutique peut être long et nécessiter une prise en charge multidisciplinaire, avec souvent des soins de rééducation. Les lésions peuvent provoquer en effet des handicaps aussi bien moteurs, sensitifs que mentaux.

Pour la prise en charge d'un patient victime d'un AVC, le premier praticien est donc le neurologue. Mais le patient aura également besoin d'un orthophoniste s'il souffre de troubles du langage ; d'un kinésithérapeute s'il souffre de séquelles motrices ; d'une assistante sociale si son handicap nécessite le placement dans un établissement spécialisé, etc.

Dans tous les cas, la rééducation doit être mise en place pour éviter les complications d'un alitement trop long (si les séquelles sont sévères) et pour améliorer les chances de récupération.

Les AVC sont la première cause de handicap chez l'adulte et la deuxième cause de démence. Autant dire que la vie après un AVC est parfois bien difficile et éprouvante, aussi bien pour la personne qui en est victime, que pour son entourage. Il est parfois nécessaire de devoir réapprendre les gestes les plus simples de la vie quotidienne.

Mais heureusement notre cerveau possède des trésors d'adaptation. Même si une partie en est lésée, le cerveau peut compenser en activant des zones jusqu'alors inexploitées. C'est l'une des missions de la rééducation.

D'où l'importance de démarrer cette rééducation le plus tôt possible. Les séquelles seront d'autant moins lourdes que la rééducation aura été rapidement mise en place. Tout dépend cependant de la zone cérébrale touchée.

> L'aide d'un orthophoniste.
Dans le cas où la communication par le langage ne peut pas être rétablie, l'orthophoniste pourra apprendre d'autres modes de communication avec l'entourage. Une communication gestuelle, par exemple. Le kinésithérapeute et l'ergothérapeute interviendront sur la rééducation, travailleront la mobilité, la motricité et l'habileté de leur patient.

> L'aide d'un psychologue.
Le psychologue aura pour mission de prendre en charge les éventuelles dépressions ou crises d'angoisses liées au handicap. C'est un problème malheureusement assez fréquent (et on le comprend bine évidemment). L'aide psychologique est souvent nécessaire après le retour à la maison. Tous ces spécialistes sont généralement réunis dans les centres de rééducation spécialisée. Malheureusement leur nombre est encore insuffisant... d'autant plus que le nombre des AVC ne cesse d'augmenter.


publicité