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AVC (accident vasculaire cérébral) : Les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (27. octobre 2015)

Un AVC (accident vasculaire cérébral) est une urgence médicale. Le diagnostic et le traitement doivent être effectués dans les premières heures, pour tâcher de ne pas garder de séquelles trop importantes par la suite. Le traitement ne sera pas le même s'il s'agit d'un accident ischémique (un vaisseau bouché) ou d'un accident hémorragique après rupture d'un vaisseau.

Après avoir appelé le 15, le patient sera transféré vers un centre hospitalier. Idéalement, il est dirigé vers une Unité Neuro-Vasculaire (il en existe environ 120 réparties sur notre territoire).

Si l'AVC est d'origine ischémique, le premier « geste » du spécialiste sera généralement une thrombolyse, un traitement qui permet la dissolution en urgence du caillot. Pour cela, un médicament particulier, un thrombolytique, est injecté par voie en intraveineuse. Pour être efficace, cette thrombolyse doit être effectuée dans les toutes premières heures, c'est-à-dire jusqu'à 4 h 30 après le début des signes cliniques de l'AVC. Cette thrombolyse est contre-indiquée dans certains cas : elle ne peut être effectuée si le patient prend des anticoagulants, des anti-agrégants plaquettaires, a subi une intervention chirurgicale dans les 3 mois...

Un autre traitement se développe de plus en plus dans les services de radiologie interventionnelle : la thrombectomie mécanique. Il s'agit d'introduire une très fine sonde par une artère en haut de la cuisse pour remonter jusque dans une artère du cerveau. L'extrémité de cette sonde possède un dispositif capable d'ôter le caillot bloqué dans une artère du cerveau. Ce traitement est indiqué si l'occlusion se fait sur une artère du cerveau d'assez gros calibre. Cette intervention peut se faire après une thrombolyse ou bien directement. Elle doit être réalisée dans les 6 heures suivant l'apparition des premiers signes de l'AVC. Ce traitement par thrombectomie mécanique est pratiquée sous anesthésie générale, ou anesthésie très légère (sédation).

Ensuite, des traitements anti-agrégants plaquettaires sont utilisés (comme l'aspirine ou le clopidogrel). Ils sont administrés pour éviter le développement du caillot et prévenir les embolies, ou la progression de "l'encrassement" des artères.

Dans le cas d'une fibrillation atriale, des médicaments anticoagulants antivitamine K, ou non antivitamine K peuvent être utilisés.

Il faut savoir que pour l'instant, 2/3 des personnes touchées par un AVC, en gardent des séquelles plus ou moins importantes. Une proportion qui pourrait diminuer avec une prise en charge plus précoce. 

Bien entendu, juste après la survenue de ces séquelles, des traitements spécifiques sont mis en place, comme des séances d'orthophonie en cas de troubles du langage, de kinésithérapie en cas de séquelle motrice, etc.

Si l'AVC est provoqué par un saignement, une hémorragie (ce qui est moins fréquent), le traitement est tout autre. L'urgence consistera à arrêter le saignement et à éventuellement enlever l'hématome qui comprime les tissus cérébraux.


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