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Bouffée délirante : les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (07. février 2017)

Une bouffée délirante aiguë est une urgence. Elle impose souvent l'hospitalisation du malade contre son gré car celui-ci ne se considère pas comme délirant et refuse les soins proposés (loi du 27/06/1990).

L'hospitalisation et les traitements antipsychotiques (neuroleptiques) permettent de faire céder le délire. Ils peuvent être administrés par voie intramusculaire si la personne refuse de les ingérer de lui-même par la bouche. Pendant cette période d'urgence, il est recommandé de distancier les proches pour éviter qu'ils assistent à des scènes potentiellement violentes. Cet éloignement permet de soulager la culpabilité de part et d'autre, et de limiter les stimulations autour du malade. Il est cependant important de d'informer et accompagner les familles. Et de les ré-intégrer petit à petit dans le soutien de la personne malade.

Après la phase aiguë, un suivi psychiatrique régulier est obligatoire même si la personne ne présente plus aucun symptôme. Le traitement sera poursuivi entre six mois à un an.

Si la personne présente des signes au-delà de six mois, il peut s'agir du premier épisode d'une maladie psychiatrique. En effet, dans un tiers des cas, la bouffée délirante évolue vers une schizophrénie. Dans un autre tiers, vers un trouble bipolaire. Dans ce cas, un traitement de fond, à prendre sur le long terme, sera proposé. Dans le tiers restant, la bouffée délirante peut se répéter et restée isolée.

Il est important d'associer un soutien psychothérapeutique à la prescription de médicaments, afin d'accompagner la personne vers un mieux-être psychologique. Cela peut passer par de l'éducation thérapeutique, de la thérapie cognitive et comportementale, du soutien psychologique, d'art-thérapie, etc.

Certaines thérapies, si elles sont indiquées, doivent être menées avec beaucoup d'expertise et de vigilence, comme la méditation de pleine conscience, l'hypnose, l'art-thérapie, etc. La bouffée délirante signe une fragilité psychologique qui nécessite d'être accompagnée dans un cadre thérapeutique clair et fiable, si possible avec plusieurs intervenants, et toujours coordonné par un médecin psychiatre.

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