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Bronchiolite du nourrisson : bien surveiller bébé

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (22. novembre 2016)

En plus de certaines mesures de prévention, bien surveiller son enfant durant la maladie reste une des meilleures solutions thérapeutiques.

Il est recommandé aux parents de rester auprès de lui, le plus possible, de se relayer pendant la nuit en particulier (la maladie est épuisante pour l'enfant, mais aussi pour les parents !).

Voici quelques conseils pour bien surveiller son enfant malade :

  • Surveillez sa respiration. Vérifiez que la respiration n'est pas trop rapide. Si c'est le cas, mieux vaut prendre rapidement l'avis d'un médecin.
  • Si l'enfant est trop encombré, appelez le médecin traitant.
  • Surveillez les éventuelles pauses respiratoires : c'est-à-dire lorsque l'enfant s'arrête de respirer.
  • Surveillez aussi la fièvre. Dans le cas d'une bronchiolite, la fièvre est modérée : 38° C environ. Si la fièvre monte, appelez le médecin.
  • Couchez l'enfant sur le dos, le matelas incliné (la tête surélevée).
  • Fractionnez les repas. Prendre un biberon, ou le sein, avec une bronchiolite est épuisant pour l'enfant.
  • Consultez d'abord le médecin de famille, avant de courirr aux urgences (sauf en cas de gros problème respiratoire, de forte déshydratation...). Dans la panique, de nombreux parents conduisent leur enfant directement aux urgences, ce qui a pour effet, chaque année, d'encombrer ces unités.

Quand aller à l'hôpital ?

Dans la plupart des cas, la maladie cède au bout de huit à dix jours. Cependant, une toux résiduelle peut persister pendant quelques semaines. Aussi, certaines complications nécessitent un traitement particulier, comme les surinfections bactériennes. Elles sont fréquentes et justifient la prescription d'antibiotiques par le médecin.

On les suspecte quand :

  • La fièvre est supérieure à 38,5° C.
  • Une otite est associée.
  • Les sécrétions bronchiques sont purulentes (jaunes).

Attention aux détresses respiratoires. Elles nécessitent l'hospitalisation de l'enfant. L'enfant n'est plus suffisamment oxygéné et son état général est altéré. Il a du mal à s'alimenter ou ne s'alimente plus du tout.

Attention aussi à la déshydratation. La fièvre de bébé, la mauvaise prise des biberons, les éventuels vomissements peuvent entraîner une déshydratation et une dénutrition.

L'hospitalisation doit être réservée aux enfants les plus fragiles : c'est-à-dire les bébés de moins de six semaines, les prématurés ou les bébés ayant des pathologies néo-natales. Cependant, vous pouvez être amené à le conduire aux urgences, lorsque vous constatez une mauvaise tolérance à la maladie : pauses respiratoires, vomissements, diarrhées ou fièvre.

A l'hôpital, votre enfant sera pris en charge et surveillé par les équipes soignantes.

  • S'il manque d'oxygène, il pourra être placé dans un espace oxygéné, ou porter sur le nez des « lunettes à oxygène ».
  • On l'aidera également à s'alimenter.
  • Il pourra bénéficier de kinésithérapie respiratoire, en cas de besoin.

L'hospitalisation dure entre 3 et 10 jours, en fonction de la récupération du bébé et de son état général. La maladie est épuisante et certains tous petits bébés sont plus lents à récupérer.

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