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Brûlures : la surface et la localisation

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (07. janvier 2015)

Une brûlure est considérée comme grave quand sa superficie est supérieure à la surface de la paume de la main. Elle sera d'autant plus grave qu'elle sera située au niveau des mains où le pronostic fonctionnel, c'est-à-dire la possibilité à terme de mobiliser les doigts, est toujours mis en jeu.

La surface de la brûlure est évaluée avec la règle des 9 de Wallace : la tête et le cou représente 9% de la surface corporelle. Chaque membre supérieur : 9% ; le thorax et l'abdomen : 9%X2 ; tout le dos : 9%X2 ; chaque membre inférieur : 9%X2.

Cette surface de peau brûlée est importante à évaluer pour adapter une bonne prise en charge. Exemple : chez un adulte, on estime qu'un choc hypovolémique risque de survenir quand 15% de la surface corporelle est brûlée.

Une brûlure du visage qui touche les yeux doit faire envisager des séquelles visuelles. Si le nez ou la bouche sont le siège d'une brûlure, des troubles respiratoires immédiats sont à envisager avec un risque de détresse respiratoire immédiat et l'apparition de séquelles respiratoires par la suite. Si la victime a avalé des produits caustiques, la brûlure concernera l' oesophage et des troubles digestifs irréversibles seront possibles.

Des brûlures profondes du cou où peuvent être atteints la trachée, les gros vaisseaux qui vont irriguer le cerveau... celles de la poitrine avec le risque d'atteinte des poumons sont aussi des brûlures graves.

Les brûlures du périnée avec atteinte de l'anus ou des organes génitaux s'infectent souvent et sont considérées comme sévères.

Une brûlure circulaire peut compromettre la circulation sanguine en aval de la brûlure quand les phlyctènes sont circulaires et forment un garrot au niveau du membre ou des doigts, elles doivent être traitées rapidement.

Une brûlure circulaire du cou peut provoquer un étouffement.



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