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Cancer du colon : la coloscopie

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (25. avril 2016)

La coloscopie est un examen fondamental pour rechercher et diagnostiquer un cancer colique. Elle se fait sous anesthésie générale légère (la personne est à peine endormie - sédation profonde) pour le confort du patient et du médecin.

La coloscopie a un double intérêt : le diagnostic et le traitement. En effet, non seulement la coloscopie est le premier examen fiable, mais, elle permet en plus, de retirer un ou des polypes qui peuvent être ou non cancéreux.

L'endoscopiste (un gastro-entérologue) dispose des instruments nécessaires pour retirer la lésion, quand elle est superficielle (qu'elle n'a pas commencé à s'étendre dans la paroi en profondeur).
Pendant longtemps, on ne pouvait retirer à la coloscopie que certaines formes de polypes dits « pédiculés », ceux qui avaient une forme de champignon avec un chapeau et un pied. A présent, de nouvelles techniques (mucosectomie) permettent de retirer la plupart des autres polypes plus plats que les pédiculés.

Pour cela, lorsque le polype n'a pas une forme de champignon, lorsque sa base est très large, le médecin injecte, à l'aide d'une aiguille, un liquide, sous le polype pour le soulever. Cela permet d‘éloigner le polype du muscle auquel il est attaché, et de l'extraire sans risque de perforer le muscle du côlon.

Le médecin place un lasso autour de la base du polype, le plus près possible de la paroi du côlon. Puis il fait circuler un faible courant électrique dans cette anse métallique qu'il resserre afin de couper le polype. Le courant électrique empêche le saignement, puis le polype est retiré et examiné au microscope.

Comment se passe une coloscopie ?
En plus du gastro-entérologue, vous devez rencontrer le médecin anesthésiste pour une consultation préparatoire. La veille de l'intervention, vous devrez nettoyer votre intestin. Pour cela, le médecin vous aura prescrit un liquide laxatif à boire. Le jour de la coloscopie, vous arrivez à l'hôpital ou à la clinique, à jeun, le matin ou quelques heures avant l'examen.

L'anesthésie est de très courte durée et surperficielle (sédation profonde). Sauf problème, vous rentrez chez vous le soir même. Pendant l'intervention, un tube souple muni d'une très fine caméra est introduit par l'anus, et votre côlon est gonflé d'air pour bien visualiser l'intérieur de votre intestin.

Et après la coloscopie ?
Le ou les polypes qui vous auront été retirés devront être analysés, afin de vérifier s'ils sont cancéreux ou pas. Si les polypes ne sont pas cancéreux, une simple surveillance suffit. Si les polypes sont cancéreux, tout dépend du stade d'invasion. Si le cancer n'atteint pas la profondeur de la sous-muqueuse, la coloscopie peut être suffisante : aucune chirurgie ne sera envisagée.

S'il y a un risque d'invasion des ganglions, on devra retirer une partie du côlon avec les ganglions autour et envisager, en fonction des cas, une chimiothérapie post-opératoire dite « adjuvante ».

Tout ce qui a été enlevé lors de la coloscopie (polype ou autre tumeur) est ensuite analysé dans un laboratoire d'anatomopathologie pour rechercher des cellules tumorales en particulier malignes.


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