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Cancer de la vessie : Le témoignage d’un patient

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (06. novembre 2014)

Le témoignage d'Arlette, 63 ans, touchée par un cancer de la vessie...

Comment avez-vous découvert votre cancer ?
C'était pendant l'été. Mon médecin généraliste était en vacances. Je me suis mise à avoir des espèces d'infections urinaires à répétition. Comme des cystites. En l'espace de quatre mois, j'en ai collectionné cinq ! Il faisait chaud. Au début, je me suis dit que c'est parce que je ne buvais pas assez. Cela arrive ces choses-là. J'en ai eu régulièrement des infections urinaires. Pas souvent. Mais au cours de la vie, plusieurs fois quand même. Donc, je ne me suis pas trop inquiétée au début.

Quand êtes-vous allée consulter ?
Au bout de la cinquième semaine quand même, je suis allée chez le médecin. Le remplaçant de mon médecin commence à s'inquiéter et trouve que ce n'est pas normal. Il me fait donc passer une échographie. Et là, surprise ! On découvre une grosseur dans ma vessie et qui bloque mon rein droit qui se retrouve tout atrophié. A partir de là, ça n'a plus arrêté.

C'est-à-dire ? Qu'est-ce que l'on vous a fait ?
Cela s'est enchaîné. L' hospitalisation en urgence, puis en urologie. Une première opération pour sauver mon rein et faire une biopsie de la tumeur. Puis, une deuxième opération. Là, on m'a retiré la vessie, les ovaires, l'utérus et un morceau du vagin. Pas le choix. Moi, je pensais qu'on pourrait soigner ça avec de la chimio ou de la radiothérapie. Mais il fallait absolument retirer la vessie. Je peux vous dire que j'ai tout fait pour discuter avec le chirurgien pour qu'il ne le fasse pas. Mais il m'a expliqué que c'était ça, ou je ne m'en sortirais pas. Bon. Quand on est obligé...

Quelle solution avez-vous pour uriner ?
En fait, on a reconstitué une nouvelle vessie avec un morceau d'intestin. Je me sonde par le nombril. C'est sûr que ce n'est pas terrible, mais on s'habitue. Cela dit, il m'a quand même fallu plusieurs mois pour m'y habituer. Je faisais de la rééducation. Bon... c'est vrai que j'ai du mal... encore maintenant. D'abord j'ai peur que ça s'infecte et il y a une espèce de honte. Je ne peux plus avoir de rapports sexuels. Je me sens totalement mutilée. Mais je suis vivante. Je pense que si on avait attendu encore un peu plus, je ne serais plus là pour apporter mon témoignage.

Vous fumiez ?
Oui. J'ai toujours travaillé dans un bar-restaurant. Et c'est vrai que depuis que j'ai 17 ans, je fume comme un homme. J'ai toujours bu un peu. Pas de problème d'alcoolisme, non. Mais la cigarette, ça oui. Et quand le médecin m'a dit qu'il fallait arrêter tout de suite, je ne voyais pas le rapport. Je ne savais pas que le tabac donnait ce genre de maladie. Je pensais que ça se limitait aux poumons. Et bien le plus dur dans tout ça, vous me croirez si vous voulez, ça a été d'arrêter de fumer. Avec tout le stress de la découverte de la maladie, j'avais encore plus envie de fumer. Pour l'instant, ça va. Je suis un peu dépressive. Ce n'est pas facile à vivre tout ça. Mais je m'accroche.


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