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Cancer du vagin : Les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (12. novembre 2014)

Les trois grands types de traitement pour les cancers sont la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie.

Les traitements dépendent de la localisation des lésions du cancer du vagin.

Lorsque la tumeur est limitée au vagin, le premier traitement indiqué est généralement la chirurgie. On effectuera une colpectomie, c'est-à-dire une exérèse du vagin associée le plus souvent à une hystérectomie ( ablation de l'utérus). Cette exérèse peut être limitée autour de la tumeur (colpectomie partielle) ou concerner l'exérèse du vagin en totalité (colpectomie totale). En même temps, le chirurgien prélèvera des ganglions lymphatiques.

Une radiothérapie post-opératoire pourra être réalisée dans certains cas.
Lorsque la tumeur est étendue à d'autres organes, le traitement de référence est la radiothérapie. Il s'agit d'une radiothérapie externe (5 à 6 semaines de traitement) ou d'une curiethérapie (une radiothérapie locale, à l'intérieur même du vagin).

La chimiothérapie seule n'est pas très utilisée en cas de cancer du vagin qui n'est pas chimiosensible (signifiant que les résultats de la chimiothérapie sont assez décevants).

Le traitement préventif grâce au vaccin HPV.
On en a beaucoup entendu parler dans les médias. Au début des années 2 000, ont été développés deux vaccins contre le papillomavirus. Ou, tout au moins, contre certains types de papillomavirus : les types 16, 18 et 6 et 11. Ce vaccin est d'autant plus efficace contre le cancer du col, mais aussi contre le cancer du vagin, qu'il est administré aux jeunes filles avant qu'elles aient des rapports sexuels. C'est pourquoi les recommandations françaises sont d'administrer le vaccin chez les jeunes filles de 11 à 14 ans, avec une possibilité de rattrapage pour les jeunes filles de 15 à 19 ans.

Il existe deux types de vaccins :
> Le vaccin bivalent qui concerne les deux HPV oncogènes les plus fréquents (HPV 16 et 18)

> Le vaccin quadrivalent qui concerne les papillomavirus de type 16, 18, et deux papillomavirus non oncogènes responsables de condylomes (HPV 6 et 11). Il est aujourd'hui le vaccin le plus utilisé. Un prochain vaccin protégeant contre d'autres HPV est à l'étude.

Il a été démontré que le vaccin bivalent grâce à son adjuvant, entraîne une réaction immunitaire plus importante permettant une protection croisée avec trois autres types d'HPV oncogènes (HPV 31, 33 et 45).


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