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Cancer de l'estomac : L’infection à Helicobacter pylori

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (17. octobre 2014)

Environ 30% des Français sont infectés par Helicobacter pylori. Mais heureusement, l'infection n'aboutit à un cancer que chez 1% des personnes infectées.

La bactérie se transmet d'homme à homme, par voie orale. La transmission se fait par ingestion de selles ou par voie gastro-orale. On estime que si un enfant n'a pas été infecté par la bactérie après l'âge de 10 ans, il a moins de risques de la contracter plus tard. C'est donc dans la petite enfance que la contamination s'effectue.

L'infection par Helicobacter pylori n'est pas suffisante à elle seule pour induire un cancer gastrique. Elle intervient à un stade précoce de la cancérogenèse, associée à d'autres facteurs : agressivité de la bactérie, terrain génétique, mais aussi des facteurs environnementaux (alimentation et tabagisme).

Les symptômes

Il est souvent bien difficile d'établir un diagnostic précoce d'un cancer de l'estomac. Dans la plupart des cas, le cancer évolue en silence, sans donner de signes ou de symptômes particuliers et ce n'est qu'à un stade déjà avancé que la maladie est découverte. Parmi ces symptômes, les malades se plaignent de nausées, de vomissements, de douleurs d'estomac, de perte de poids, de perte d'appétit, de fatigue, etc.

Dans la grande majorité des cas, 95 fois sur 100, il s'agit d'un adénocarcinome, une tumeur maligne qui se développe aux dépens des glandes et de la muqueuse de l'estomac. Ce type de cancer peut survenir à la suite d'une gastrite ou d'un ulcère de l'estomac.

Si les cancers de l'antre (le bas de l'estomac), restent largement les plus fréquents, la proportion des cancers du cardia (en haut de l'estomac) a fortement augmenté ces dernières années.

Lorsque le cancer de l'estomac est diagnostiqué, plusieurs paramètres vont être envisagés :

  • Sa localisation : si la tumeur se situe, par exemple au niveau du cardia, entre l' oesophage et l'estomac.
  • Son stade : jusqu'où le cancer s'est propagé en profondeur, l'atteinte ou non des ganglions lymphatiques et les éventuelles métastases.
  • Son type précis au microscope appelé intestinal, diffus ou mixte.

Pour connaître tous ces éléments, des examens complémentaires seront effectués. En fonction de ces critères, le traitement pourra varier.


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