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Cancer de l’ovaire : les causes

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (01. juin 2016)

En dehors de certaines particularités génétiques, les causes du cancer de l'ovaire ne sont pas très bien connues.

Les ovaires sont des petites glandes, grosses comme des amandes, enfouies profondément dans le bassin. Ils sont reliés à l'utérus de part et d'autre par des ligaments et les trompes de Fallope. Ils sont en contact avec l'abdomen, les organes digestifs et le péritoine (le péritoine est une grande poche de forme un peu compliquée et qui solidarise tous les organes digestifs).

Le cancer de l'ovaire représente environ 4 % des cancers féminins et est responsable de plus de 5 % des décès par cancer. Les femmes vivant dans des pays développés sont les plus exposées.

Il n'y a pas de cause unique de cancer de l'ovaire, divers facteurs de risque et de protection ont été identifiés. Autrement dit, les causes du cancer de l'ovaire sont multifactorielles.

Les causes génétiques sont les plus évidentes. Elles sont rares puisqu'elles représentent environ 10% des cas des cancers de l'ovaire. Ces causes génétiques sont recherchées quand existe des antécédents personnels ou familiaux de cancers du sein ou de l'ovaire. Les mutations génétiques qui sont en cause dans la survenue d'un cancer de l'ovaire sont assez nombreuses. L'anomalie génétique est parfois la même que pour certains cancers du sein. Ainsi chez les femmes porteuses d'une mutation génétique BRCA 1 ou BRCA2, il existe une augmentation du risque de développer un cancer de l'ovaire (BRCA signifie BReast CAncer, ces mutations génétiques augmentent aussi les risques de cancer du sein).

En dehors des causes spécifiquement génétiques, certains facteurs de risque interviennent dans la survenue d'un cancer de l'ovaire. L'absence de grossesse ou une première grossesse tardive, augmenterait légèrement les risques de cancer. En fait, les facteurs de risque de cancer de l'ovaire sont volontiers associés à une hyperoestrogénie relative (excès d'oestrogènes par rapport au taux de progestérone) : traitement hormonal de la ménopause, endométriose, infertilité, syndrome des ovaires polykystiques, obésité, diabète. Au plan environnemental et toxique, l'exposition professionnelle à certains composés aromatiques peut être mise en cause.

Toutes les situations permettant de diminuer le nombre d'ovulations au cours de la vie reproductive hormonale et gynécologique jouent un rôle protecteur. Ainsi, un nombre élevé de grossesses, le recours à l'allaitement maternel et une longue durée de contraception orale diminuent le risque de cancer de l'ovaire. L'effet protecteur de l'exposition solaire et des vitamines A et D est évoqué.

De nombreux autres facteurs ont probablement aussi un impact positif ou négatif sur le risque de cancer ovarien, mais restent discutés.


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