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Cancer de l’ovaire : avec une mutation génétique BRCA

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (01. juin 2016)

Comme nous l'avons expliqué, certains cancers de l'ovaire se développent en raison d'une mutation BRCA 1 ou BRCA 2. Quand cette mutation est d'origine héréditaire, ce cancer survient généralement avant 50 ans.

Cette mutation génétique peut être découverte dans différentes circonstances :
> tout d'abord, chez des femmes n'ayant pas développé de cancer, mais qui ont dans leur famille proche des cas de cancers du sein ou de l'ovaire. Chez ces femmes, après une consultation d'oncogénétique, un test de dépistage peut être recommandé en effectuant une analyse de sang. Le généticien explique les enjeux et les conséquences d'un tel dépistage (surtout s'il se révèle positif). Car si cette femme a des gènes BRCA 1/2 mutés, elle devra se faire suivre très attentivement...
> chez des patientes qui ont développé un cancer ovarien épithélial séreux et chez qui on a effectué une analyse de sang pour détecter une mutation BRCA1/2 (environ 15 de ces cancers ovariens ont un mutation génétique de ce type).
> chez des patientes qui ont développé un cancer de l'ovaire épithélial séreux et qui ont été opérées. Après une opération chirurgicale du cancer de l'ovaire, à partir des cellules ovariennes cancéreuses extraites, on peut effectuer une analyse génétique des cellules cancéreuses à la recherche d'un gène BRCA muté.

Si la patiente touchée par un cancer de l'ovaire est porteuse d'un gène BRCA 1/2 muté, un traitement ciblé avec un médicament inhibiteur de PARP pourra être prescrit. Ce médicament est donné en cas de récidive (après un traitement chirurgical, et une chimiothérapie).

Des médicaments spécifiques en cas de gène BRCA 1/2 muté

Les médicaments inhibiteurs de PARP correspondent à une nouvelle classe thérapeutique indiquée en cas de récidive de certains cancers ovariens avec mutation BRCA. "Ils agissent en empêchant l'action de l'enzyme PARP qui normalement intervient à l'intérieur des cellules pour réparer les mutations génétiques. Au final, sous l'action de l'inhibiteur de PARP, les cellules cancéreuses ne parviennent plus à réparer leurs altérations génétiques (d'ADN). Les lésions vont s'accumuler dans les cellules cancéreuses... qui vont finir par mourir", explique le Dr Anne Floquet, oncologue médical à l'Institut Bergognié de Bordeaux.

L'olaparib est un inhibiteur de PARP disponible en France. "Pour être prescrit, il faut s'assurer qu'il existe bien une mutation BRCA", explique Irène de La Porte, médecin du laboratoire Astra Zeneca. "On peut le faire en effectuant une analyse de sang chez la patiente (à la recherche d'une mutation génétique dite constitutionnelle), ou en analysant des cellules cancéreuses de l'ovaire extraites lors de l'opération chirurgicale (à la recherche d'une mutation génétique dite somatique)". Ce médicament est donné en continu tous les jours, à condition que les dernières séances de chimiothérapie à base de platine se soient montrées actives.

A lire aussi : 
> Mal aux ovaires
> Le kyste de l'ovaire
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