publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Cancer de la prostate : le dépistage

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (19. décembre 2015)

Le dépistage du cancer de la prostate est sujet qui fait débat depuis de nombreuses années entre les médecins. Une chose est certaine : aujourd'hui on ne recommande pas de dépistage systématique pour tous les hommes. Cependant, malgré cette recommandation de la Haute Autorité de Santé, beaucoup d'urologues conseillent de consulter à partir de 50 ans un médecin généraliste ou un urologue pour qu'il pratique un examen médical dont un toucher rectal. C'est grâce à cet examen que le médecin apprécie le volume et la présence éventuelle de nodules.

Le praticien peut rescrire également une prise de sang pour doser le PSA (prostatic specific antigen). L'échographie de la prostate n'est pas indiquée. En pratique, elle n'apporte aucun élément déterminant.

D'après les médecins urologues, ce dépistage individuel devrait être effectué plus ou moins régulièrement, surtout en fonction de la valeur du PSA à considérer en fonction de l'âge. Mais, tout est une affaire de cas par cas. En fonction des résultats de ces examens, le médecin peut proposer de réaliser une biopsie (des prélèvements) de la prostate pour établir le diagnostic et aussi parfois une IRM.

Les valeurs normales (ou pas) du PSA


Le PSA (antigène prostatique spécifique) est un composant normalement présent dans le sang chez l'homme. Si son taux augmente, cela peut être le signe d'un problème de prostate (inflammation, infection, hypertrophie de la glande), et parfois d'un cancer.

> La prise de sang pour doser le PSA (dit total) ne nécessite pas d'être à jeun, mais elle doit être réalisée au moins trois jours après le toucher rectal. En effet cet examen peut entraîner une hausse artificielle du taux de PSA et induire de fausses interprétations.

> Au-delà de 4 ng/ml, le taux de PSA est généralement considéré comme anormal.

> Attention, un taux élevé de PSA ne signifie pas forcément l'existence d'un cancer. Une augmentation du PSA peut être liée à une hypertrophie bénigne de la prostate (adénome), à une inflammation de la prostate, à une infection urinaire ou à des modifications du tissu prostatique.

> A l'inverse, un taux normal de PSA ne signifie pas forcément l'absence de cancer. Environ 10 % des hommes souffrant de ce cancer ont un taux de PSA normal, mais une anomalie lors du toucher rectal.

> Une élévation assez importante du taux de PSA (sur un an), même s'il reste sous le seuil de 4 ng/ml, peut amener l'urologue à proposer un autre examen : une biopsie de la prostate.

Pour avoir plus de précisons, en plus du PSA total, les médecins peuvent doser le PSA libre ou le PSA complexé.

Pour le médecin spécialiste, il est égelement important d'avoir des informations sur la vitesse d'augmentation du PSA. Aussi, si vous faites régulièrement cet examen, gardez bien les résultats si vous avez effectué plusieurs dosages.

La valeur initiale du taux de PSA est aussi importante pour la suite de la surveillance. Ainsi, à 50 ans, un taux de PSA supérieur à 1,5 ng/ml signifie un risque multiplié par 5 de développer un cancer de la prostate. Pour l'Association Française d'Urologie, au sujet de la fréquence de cette surveillance : "un intervalle de 2 à 4 ans pour les hommes avec un PSA ≥ 1ng/ml à 45–59 ans ; et de 8 ans pour ceux avec un PSA < 1ng/ml".


publicité