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Cancer de la prostate : les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (19. décembre 2015)

Le médecin traitant peut indiquer le spécialiste (un urologue) à voir, et la clinique ou l'hôpital le plus approprié.

D'après deux décrets et un arrêté de mars 2007, en France, seuls certains centres de soins ont le droit de prendre en charge des patients souffrant de cancer. Ce dispositif d'autorisation dépend des équipements, de l'expérience des équipes soignantes en cancérologie... Il devrait permettre une bonne garantie pour soigner au mieux un cancer.

Les traitements proposés pour soigner le cancer de la prostate, dépendent de plusieurs facteurs : du type de cancer (degré d'agressivité décrit par le score dit de Gleason), du stade d'évolution du cancer, de l'âge du patient, de son état de santé général, de la localisation du cancer (encapsulé ou pas).

En fonction de ces caractéristiques, différentes stratégies thérapeutiques peuvent être proposées. Aujourd'hui, on parle de solutions multimodales. Une exemple : l'urologue peut proposer une surveillance active. Il s'agit d'un traitement curatif qui déplace le moment du traitement à l'instant qui sera le plus opportun pour soigner et guérir le patient.

Quel que soit le traitement retenu, il est toujours suivi par une surveillance annuelle du taux de PSA. Dans ce cas et dans la mesure du possible, il est préférable de faire cette prise de sang dans le même laboratoire.

- L'opération

L'intervention chirurgicale est généralement indiquée notamment chez un homme encore assez jeune. Cette solution permet les meilleures chances de guérison. Il s'agit de l'ablation totale de la prostate et des vésicules séminales : la prostatectomie.

Il faut noter que l'intervention est cependant moins pratiquée qu'autrefois (il y a 10 ans), l'indication d'une opération chirurgiacle est désormais mieux définie. Et la baisse du nombre d'interventions est en partie due par une volonté de diminuer certaines problèmes liées à la chirurgie (tout en contrôlant l'évolution du cancer). En tout cas, elle est beaucoup indiquée au-delà de 70 ans. Passé cet âge, on préfère gérénarelement d'autres types de traitements.

L'opération peut en effet engendrer des effets secondaires, comme des insuffisances érectiles (impuissance) ou des troubles urinaires (5 à 20 % de fuites, incontinence). Toutefois, l'amélioration des techniques opératoires a permis de réduire ces risques... mais encore sans garantie absolue, car il s'agit d'une opération extrêmement délicate.
Cette opération, la prostatectomie radicale, peut être pratiquée par différentes voies d'abords : sous coelioscopie (avec de petites incisions), ou de manière "classique" avec une incision de quelques centimètres sous l'ombilic. Depuis quelques années, de plus en plus d'urologues choisissent la voie coelioscopique avec un robot. Cette dernière avancée technologique permet de mieux voir les plans de dissections et est très prometteuse pour diminuer les risques de trouble de l'érection. La durée d'hospitalisation se trouve plus souvent diminuer... mais l'acte chirurgical cûtre plus cher.
Entre 3 et 7 jours d'hospitalisation sont généralement prévus.

- La radiothérapie externe

Les nouveaux appareils permettent aux rayons de détruire la tumeur de façon plus ciblée, avec des effets secondaires sur les tissus avoisinants qui se réduisent, mais qui restent encore un frein à l'utilisation de la radiothérapie, en cas de cancer de la prostate.
Résultat : la radiothérapie peut parvenir à de bons résultats avec cependant des risques d'effets secondaires digestifs, urinaires ou sexuels. Sachez également que la radiothérapie peut être proposée en complément d'une ablation chirurgicale.

- La curiethérapie (ou brachythérapie)

C'est sous anesthésie que des petits grains radioactifs sont implantés dans la prostate. Ils détruisent - avec de bons résultats - la tumeur, quand elle est de petite taille. Il n'y a pas d'inquiétude à avoir quant à la dose de radioactivité qui est inférieure à l'irradiation naturelle. Les effets secondaires sur la sexualité sont équivalents à ceux de la chirurgie.

- L'HIFU (Hight intensity focus ultrason) Ablatherm®

C'est une des dernières techniques mise au point depuis une quinzaine d'années. Il s'agit d'utiliser des ondes focalisées de haute intensité. La technique est encore récente mais prometteuse. Elle est actuellement proposée préférentiellement aux patients de plus de 70 ans, souffrant d'un cancer de la prostate avec des critères spécifiques concernant la taille de la tumeur, le taux de PSA, le score de Gleason, le volume de la prostate...

Ce traitement peut être proposé en seconde intention après une récidive du cancer traité initialement par radiothérapie ou/et hormonothérapie.

- L'immunothérapie

L'immunothérapie est un traitement novateur qui commence à être utilisée pour certains cancers de la prostate métastatiques. Sipuleucel-T (Provenge®) a été le premier vaccin thérapeutique autorisé à la vente aux Etats-Unis. D'autres travaux sont conduits, le but étant de pouvoir activer le système immunitaire du malade contre le cancer.


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