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Cholestéatome : Les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (19. novembre 2014)

Le médecin généraliste est à même de dépister un cholestéatome, mais c'est souvent le médecin ORL qui pose le diagnostic.

Le diagnostic du cholestéatome est établi après otoscopie, le plus souvent par microscope binoculaire, plus grossissant que l'otoscope traditionnel utilisé par le médecin généraliste, suivie d'un audiogramme qui mesure l'audition et d'un scanner qui détermine l'extension du cholestéatome (jusqu'où il s'insère dans l'oreille). Ce dernier examen est très important car il permet d'anticiper les complications alors même que le cholestéatome n'aurait pas encore produit de symptômes.

Le traitement se déroule souvent en deux étapes. Quand il y a inflammation du tympan, une antibiothérapie par voie locale (gouttes), voire orale, est administrée pour traiter l'infection pendant une à deux semaines. Parfois, l'oreille est tellement inflammatoire que la prescription d'antibiotiques est même indispensable pour comprendre ce qu'il s'y passe.

Le traitement incontournable, en revanche, est l'opération chirurgicale, c'est-à-dire l'exérèse du cholestéatome. Deux techniques sont principalement employées : la technique fermée et la technique ouverte, la première étant le plus souvent privilégiée.

La technique fermée consiste à enlever le cholestéatome en respectant au maximum l'anatomie de l'oreille et à reconstruire le tympan (tympanoplastie). Cette intervention chirurgicale permet de conserver le conduit externe (celui qui mène au tympan) quand celui-ci est en bon état ou de le reconstruire s'il est abîmé. Le patient retrouve une oreille proche de la normale. Si la cicatrisation se passe bien, il pourra continuer à prendre des douches sans précautions particulières, ou aller à la piscine.

L'opération est réalisée sous anesthésie générale, et implique une hospitalisation de 2 à 4 jours. En revanche, si le patient souffre de vertiges, son séjour sera prolongé jusqu'à disparition du symptôme.

La technique ouverte, de moins en moins utilisée, est choisie par le chirurgien si le conduit auditif externe ne peut être conservé en l'état. Ce type d'intervention est parfois imposé par l'anatomie de l'oreille. Elle facilite la surveillance ultérieure et limite le risque de récidive. La conséquence de cette technique est une cicatrisation très longue sur plusieurs mois, et l'interdiction de mettre de l'eau dans l'oreille sous peine d'écoulement, ainsi que la nécessité d'un éventuel appareillage auditif.


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