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Dissection aortique : Les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (16. juin 2015)

Le traitement se fait en urgence. Il faut considérer cela comme une course contre la montre.

L'intervention chirurgicale consiste à remplacer la partie abîmée de l'aorte par une prothèse synthétique, sous anesthésie générale. Si cela semble simple sur le papier, c'est une véritable performance dans la pratique. En effet, il faut continuer à irriguer le cerveau afin qu'il ne s'arrête jamais d'être alimenté en oxygène, ce, tout en opérant l'artère qui y transporte le sang.

Pour cela, pendant l'opération, l'équipe chirurgicale baisse la température des organes du corps au minimum (16°C) de façon à ce que la consommation en oxygène soit la plus basse possible. Une circulation extra-corporelle (CEC) est mise en place afin qu'aucun tissu ne souffre d'une lésion consécutive à une absence d'O2.

> Après l'opération
Une fois l'opération chirurgicale réalisée, le patient doit effectuer un contrôle de l'aorte fragilisée et opérée. Des scanners ou IRM réalisés tous les 3 mois, puis tous les 6 mois et 1 an permettront de vérifier la récupération du vaisseau.

Afin de ne pas soumettre la personne à un éventuel nouvel accident, il est recommandé d'éviter tout effort physique, voire tout événement pouvant entraîner une poussée de la tension artérielle et une dilatation et déchirure aortiques. Un traitement est mis en place avec des médicaments antihypertenseurs le cas échéant. Il est primordial d'effectuer un suivi régulier et de prendre les médicaments prescrits sans y déroger.

Enfin, le médecin peut conseiller un dépistage - par scanner ou IRM - des proches qui partagent les gènes, afin de prévenir une dissection de l'aorte liée à des facteurs héréditaires.

Auteur : Ladane Azernour-Bonnefoy
Consultant expert : Docteur Olivier Proost, cardiologue et réanimateur à Paris.


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