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Dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) : les traitements

Publié par : Clémentine Fitaire (16. août 2015)

Le problème avec la DMLA (Dégénérescence maculaire liée à l'âge) est qu'il n'existe pas de traitement pour la soigner totalement. Les solutions disponibles permettent de ralentir l'évolution de la maladie, et d'adapter sa vue à la maladie par une rééducation.

Dans les formes humides, le traitement consistera essentiellement dans la destruction des néo-vaisseaux. Cela se fera par photocoagulation au laser argon ou krypton, avec un taux de réussite de 50% environ.

Autre traitement possible : l'injection intraveineuse de vertéporfine, un photosensibilisant, et l'application d'une lumière rouge par laser, sur la zone à traiter. Cela permettrait de ralentir l'évolution de la maladie.

Parmi les nouveaux traitements : les anti-VEGF qui ont pour effet de bloquer les facteurs angiogéniques, c'est-à-dire la création des nouveaux vaisseaux. C'est le ranibizumab commercialisé sous la marque Lucentis®, l'aflibercept (Eylea®), et le bevacimuzb (Avastin®) qui sont indiqués dans la dégénérescence maculaire liée à l'âge, pour sa forme humide (le moins fréquente).  Le médicament est injecté directement dans l'oeil (injection intravitréenne) de façon répétée (une fois par mois).

En amont, des traitements médicamenteux à base de vitamines B9, B6 et B 12 pourraient diminuer les risques d'apparition de la maladie, notamment chez la femme, en diminuant le taux d'homocystéine, un acide aminé dont la forte concentration dans le sang semble avoir un rapport avec l'apparition de la DMLA.

A ce jour, la réponse la plus adaptée concernant la prise en charge des patients atteints de DMLA, est la rééducation et la réadaptation fonctionnelle.

La rééducation orthoptique est importante en de Dégénérescence maculaire liée à l'âge.
Les spécialistes vous le diront : une personne atteinte de DMLA tourne la tête, oriente son regard spontanément, afin d'essayer de mieux voir.

C'est comme ça qu'est née l'idée d'une forme de rééducation. Le cerveau et le système nerveux sont faits ainsi. Lorsqu'une partie en est lésée, lorsque des récepteurs ne fonctionnent plus, le système nerveux parvient à trouver des voies de dérivation pour compenser le handicap. C'est sur ce principe que s'appuie la rééducation orthoptique.

Puisque la vision est altérée au niveau de la macula, on va, grâce à des exercices spécifiques, tenter d'utiliser les zones périphériques. Moins de cônes, moins de neurones, mais quand même suffisamment pour maintenir un niveau de vision assez correct.

Au lieu d'utiliser les neurones de la macula, et précisément de la fovéa, la zone la mieux innervée, on a se servir des zones parafovéales. On voit moins bien, c'est évident, mais cela permet de se réapproprier une vision suffisante pour pouvoir lire, écrire et regarder la télévision, notamment avec l'aide des systèmes optiques grossissants.



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