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Dystonie : Les symptômes

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (04. novembre 2014)

Le diagnostic de dystonie peut prendre plusieurs années. Lorsque la personne consulte son médecin généraliste, elle se plaint de contractures, de mouvements involontaires, de tics. Trop souvent, le médecin, mal informé lui-même sur la maladie, a tendance à banaliser les symptômes. D'autant que les contractions musculaires sont spasmodiques et que la gêne n'est pas permanente.

La personne atteinte se trouve évidemment très angoissée par ces mouvements qu'elle ne comprend pas. Il est alors facile de mettre ces symptômes sur le compte d'un mauvais état psychique ou d'une anxiété. C'est alors le cercle vicieux : la personne est de plus en plus inquiète, et son inquiétude ne fait qu'augmenter ses symptômes liés à la dystonie.

Le diagnostic de dystonie est avant tout clinique. C'est à l'examen médical que le praticien mettra un nom sur les symptômes. Mais il faut parfois attendre de longues années avant que le diagnostic soit enfin posé. Pourtant, il existe des gestes simples qui permettent de mettre en évidence la maladie.

L'existence d'un geste antagoniste est très évocatrice d'une dystonie. Dans le cas d'un torticolis, par exemple, le seul fait d'effleurer le menton, permet à la tête de se remettre dans l'axe. Il est donc important, en cas de doute, d'aller consulter un médecin neurologue qui saura reconnaître la dystonie.

Les examens complémentaires envisagés sont : l' IRM ou un scanner du système nerveux qui ne donnent généralement aucun résultat. Aucune image particulière n'est visible à ces examens.

Plus le diagnostic est posé tôt, meilleures sont les chances de rééquilibrage de la dystonie. Et moins il y aura de risques de complications, même si les complications sont rares. Les torticolis non traités peuvent, cependant, finir par avoir des retentissements sur la moelle épinière.

Il est donc important, lorsque l'on souffre de ces mouvements anormaux, d'aller consulter rapidement un spécialiste qui saura poser le bon diagnostic et organiser la bonne prise en charge thérapeutique. D'autant que si la dystonie est une maladie bénigne, elle reste une pathologie invalidante et psychiquement pénible.


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