publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Erotomanie : Différence avec la nymphomanie

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (01. août 2014)

L'érotomanie ne doit pas être confondue avec la nymphomanie qui est plutôt liée à une exagération pathologique des désirs sexuels. L'érotomanie n'y ressemble pas puisque l'histoire vécue (imaginée), plus attachée à la passion amoureuse fantasmée qu'à la sexualité, est le plus souvent platonique.

D'autre part, certaines ‘fixations passionnelles' temporaires peuvent s'apparenter à l'érotomanie, notamment dans la phase d'espoir et de dépit. Cependant, l'acceptation du refus de l'autre est beaucoup plus rapide et ne laisse que rarement place à une phase de rancune. De même, les fixations amoureuses d' adolescents fans de tel prof ou de telle star sont très fréquentes et ne relèvent aucunement de l'érotomanie. C'est seulement leur caractère prolongé, et clairement inadapté qui doit inquiéter.

Les traitements


Une consultation psychiatrique est indispensable pour une prise en charge, proposer des traitements. Elle débutera en cabinet lorsque la situation reste stable et gérable, ou en hôpital, si le cas est critique. Si la personne malade refuse les soins, il sera parfois nécessaire de l'hospitaliser d'office ou à la demande d'un tiers.

Certaines techniques de réadaptation sociale peuvent être utiles, comme le soutien à la recherche d'une profession, ou l'encouragement à une activité créative.
Parmi les traitements : une psychothérapie, avec un psychologue ou un psychiatre, devra être entreprise pour tenter de soigner le trouble en profondeur. La psychanalyse est plutôt déconseillée, bien que cela reste discuté.

Certains cas de psychothérapie cognivo-comportementale indirecte ont même été décrits. Dans ce cas, c'est la victime de l'érotomane qui consulte, et qui recueille des conseils sur le meilleur comportement à adopter. Par exemple, en se montrant affaibli ou pusillanime auprès de l'érotomane, afin de désamorcer son attitude passionnelle, ou encore en développant une attitude empathique.

D'autres moyens, comme le paramétrage de confidentialité des réseaux sociaux (type Facebook), permettent d'éviter de divulguer des informations personnelles susceptibles d'alimenter le délire amoureux de l'érotomane.

Un traitement médicamenteux, à base d'antipsychotique, est parfois nécessaire pour juguler le délire, ou pour atténuer l'agressivité.


publicité