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Fracture de fatigue : Les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (06. octobre 2014)

Traiter une fracture de fatigue, une fois le diagnostic établi, ne diffère guère radicalement du traitement d'une fracture standard non déplacée. En clair, pendant quelques semaines (au minimum 3), le patient marche avec des cannes anglaises sans poser le pied par terre. L'interruption de la mise en charge par des cannes ou un autre dispositif, accompagnée ou non d'une immobilisation par plâtre ou un dispositif amovible équivalent, constituent les piliers classiques du traitement.

La prise de médicaments antalgiques n'est pas systématiquement. Un apport supplémentaire de vitamines, en particulier D, est quelque fois utile. Le patient va surtout falloir s'armer de patience car les délais de consolidation sont parfois longs et en attendant la survenue d'une telle consolidation, le repos plus ou moins strict est nécessaire, et en tout état de cause, l'arrêt de l'activité sportive à l'origine de la lésion est impérative.

Le plus délicat pour le médecin est sans doute de convaincre la personne de ne pas reprendre prématurément les activités à l'origine de la fracture de fatigue. Et il es demandé au patient d'être très progressif dans la reprise de son activité. Cela est relativement aisé avec un sportif de loisir, mais c'est beaucoup moins évident avec une danseuse ou un sportif de compétition.

Parmi les traitements envisagés, il est rarissime que l'aggravation d'une fracture de fatigue vienne à conduire nécessite une opération chirurgicale avec fixation (plaques, vis...).

Enfin, on ne saurait clore ce chapitre au sujet du traitement sans insister sur la prévention des fractures de fatigue par des mesures simples et de bon sens : en cas de changement d'un niveau sportif, le faire de façon graduelle à la fois en durée, fréquence et intensité ; toujours privilégier le chaussage approprié à l'activité choisie ; préférer la diversité d'activité sportive (« cross-training ») à l'hyperspécialisation dans un sport à haut degré d'impact ; ne pas hésiter à se faire suivre par un médecin du sport susceptible de détecter d'éventuelles carences vitaminiques ou nutritionnelles.


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