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Fracture de la clavicule : Les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (06. octobre 2014)

Dans la majorité des cas d'une fracture de la clavicule, c'est cette option qui est choisie : l'épaule est immobilisée – bras en écharpe ou port d'anneaux de serrage.

La consolidation varie selon l'âge des patients : environ trois semaines chez l'enfant ; quatre à six semaines chez l'adulte. En cas de fracture en plusieurs fragments, la consolidation sera plus longue et peut entraîner la formation d'une bosse plus ou moins visible sous la peau (cal vicieux).

Une intervention chirurgicale est préconisée quand la clavicule est fracturée aux extrémités ou lorsqu'elle s'accompagne de lésions à proximité (nerfs, vaisseaux, tendons). L'os est consolidé par la pose d'une plaque vissée. L'avantage est que l'on retrouve rapidement une bonne mobilité de l'épaule. L'inconvénient : même bien réalisée, l'opération chirurgicale laisse une cicatrice.

Cette intervention nécessite aussi parfois plus tard une seconde intervention pour retirer la plaque. Même si elle reste un acte de seconde intention (hors fractures très déplacées), la chirurgie peut être proposée chez les personnes dont l'activité l'exige : sportifs ou personnes qui ont besoin de retrouver rapidement leur mobilité.

Il peut se produire des séquelles suite à la fracture de la clavicule et à ses traitements. En cas de traitement non chirurgical, les séquelles les plus fréquentes sont des cals vicieux, c'est-à-dire une consolidation de l'os dans une mauvaise position. Ils sont peu gênants, mais sont aussi parfois inesthétiques, formant une bosse sous la peau.

L'opération chirurgicale, quant à elle, peut favoriser la survenue d'une pseudarthrose : il s'agit d'une absence de consolidation de l'os qui peut nécessiter une nouvelle intervention (moins de 5 % des fractures opérées).

Après ces traitements, une rééducation peut être nécessaire. Elle n'est pas indispensable après une fracture de la clavicule puisque l'épaule conserve en partie sa mobilité.

Mais cette mobilité peut être gênée, contrariée et nécessiter des massages, et des étirements afin de retrouver une bonne amplitude de mouvements.

De la même manière, après une opération chirurgicale, il faut penser à masser la cicatrice tous les jours, afin d'éviter les adhérences qui provoquent des douleurs, des picotements et une gêne de la mobilité.


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