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Hépatite C : Le dépistage

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (02. juin 2015)

Il est important de se faire dépister dès que l'on a un doute. En cas de fatigue inexpliquée, par exemple.

> Lorsque l'on a reçu une transfusion sanguine dans l'enfance, à la naissance, ou après un accident déjà ancien. En tout cas, lorsque l'on sait que l'on a reçu une transfusion sanguine, le dépistage est nécessaire.

> De même, si l'on a utilisé, au cours de sa vie, des drogues par voie intraveineuse, même si cela n'a été le cas qu'une seule fois. Les personnes tatouées ou qui multiplient les piercings ont aussi intérêt à se faire dépister.

Mais aujourd'hui, beaucoup de médecins spécialistes se demandent s'il ne serait pas plus pertinent de recommander un dépistage systématique de l'hépatite C à un âge de la vie qui resterait à définir.

Le dépistage de l'hépatite C est facile à effectuer. Il s'agit d'une simple prise de sang au cours de laquelle seront recherchés les anticorps.

Plus tôt la maladie peut être dépistée, mieux c'est. La raison est simple : on répond mieux aux traitements en début de maladie. Plus l'hépatite s'est chronicisée, plus elle est difficile à traiter. Plus le foie aura été abîmé. Si l'on dépiste au stade de la cirrhose, par exemple, les traitements seront beaucoup plus difficiles à mettre en place. Et leur action sera moins efficace.

Plusieurs examens peuvent permettre de diagnostiquer une hépatite C. Dans tous les cas, cela nécessite d'effectuer une prise de sang.
> Le test de dépistage classique (ELISA).
L'analyse sérologique permet de chercher des anticorps témoins d'une infection par le virus de l'hépatite C. Le test est remboursé à 100% par l' Assurance maladie.
> Le dosage des transaminases.
Lorsqu'il est malade ou agressé, le foie libère dans le sang des enzymes spécifiques que l'on peut doser.
> La recherche du virus dans le sang.
Un test permet de chercher l'ARN viral dans le sérum, dès la première semaine de contamination. C'est le matériel génétique du virus qui est alors mis en évidence.
> La mesure de la charge virale.
Cela permet de déterminer la quantité de virus dans le sang, et de suivre l'efficacité du traitement.
> Le génotype du virus (on compte 6 génotypes diffétrents).

C'est un indicateur important pour déterminer la meilleure stratégie thérapeutique. En effet, il existe plusieurs types de virus de l'hépatite C. Chacun a une réaction différente aux traitements, certains génotypes de virus étant plus vulnérables que d'autres aux médicaments.

Lorsqu'à la prise de sang les transaminases sont élevées, lorsque l'on a trouvé l'ARN viral, alors, on peut pratiquer une biopsie du foie. Quelques millimètres de foie sont prélevés (avec une aiguille, sous anesthésie locale), et analysés pour déterminer l'activité du virus et le degré d'atteinte du foie.

A noter que des tests non invasifs sérologiques ou utilisant des ultrasons, tendent à remplacer la biopsie du foie pour évaluer la sévérité de la maladie.

La contamination se fait par le sang. Aujourd'hui, le dépistage systématique de tous les dons du sang a rendu exceptionnelle la contamination par les transfusions de sang et dérivés sanguins.


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