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Hépatite C : Le témoignage d’un patient

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (02. juin 2015)

Gilbert, 42 ans a suivi – non sans mal – un traitement pour, au final, guérir de son hépatite C.

Vous avez été atteint d'une hépatite C. Comment avez-vous découvert la maladie ?
J'étais crevé. Tout le temps. Je suis plutôt quelqu'un d'actif, de dynamique. Un peu trop, d'après ma femme... Et tout à coup, je me suis retrouvé comme une loque. Bon, j'exagère. Je continuais toutes mes activités. Mais au lieu de les pratiquer avec plaisir et enthousiasme, tout me demandait un effort. J'ai eu un accident de la route, il y a quelques années. J'ai été transfusé. Je ne sais pas si c'est à cause de ça ou à cause d'autre chose, en fait, je ne l'ai jamais su. Le fait est que je suis allé consulter mon médecin qui m'a proposé un dépistage. Il me connaissait bien. Il a bien vu que je n'étais plus dans mon état normal. Et, c'est à la prise de sang qu'on a découvert que j'avais une hépatite C. Ensuite, j'ai fait plusieurs examens dont une biopsie du foie. Et on a vu que je pouvais être traité.

Avez-vous tout de suite accepté le traitement* ?
J'ai hésité un moment. Je me suis posé la question. Je n'avais quand même pas des symptômes très gênants. J'étais fatigué, c'est tout. On en a parlé avec ma femme. Elle attendait notre premier enfant. C'était il y a trois ans. C'est vrai que c'était tentant de rester comme ça. Je me disais, c'est bête, je vais être plus malade avec le traitement, que sans. J'ai un ami qui a tellement mal supporté le traitement, il était tellement irritable, tellement déprimé, que la conséquence a été son divorce. Sa femme n'a pas supporté. Alors... j'ai réfléchi. Je me suis dit : OK ! Un an de galère, mais la guérison à la clé. Ma femme était enceinte, et je risquais de mourir de cette maladie. Quand on décide d'avoir un enfant, il vaut mieux ne pas se sentir avec une épée de Damoclès sur la tête. Alors, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai entamé le traitement.

*traitement à base de ribavirine + interféron (aujourd'hui plus préconisé en première intention).

Le traitement a-t-il été tellement pénible ?
Je ne peux pas vous dire que ça a été une partie de plaisir. J'ai perdu mes cheveux, par endroit. J'avais des espèces de plaques sur la peau. Je n'avais plus de cils, plus de sourcils. J'ai rasé ma tête, j'ai porté des chapeaux. Et j'ai compté le temps. Le premier mois, dur, dur ! Et puis, je me suis accroché. Je me suis dit que ça valait le coup. Que c'était pénible, oui. Mais que c'était pour guérir. Alors, avec ma femme, on s'est soutenus.

Le temps du traitement, j'étais une vraie pile électrique. Je m'engueulais au boulot. J'avais des sautes d'humeur. Des moments où je m'effondrais. Je pleurais. Et puis des moments où je me serais retrouvé accroché au lustre. Enfin, c'était aussi fatigant pour moi que pour mon entourage. Un an comme ça. Mais, je suis guéri. Le traitement a marché. Et, vraiment, si c'était à refaire, sans hésitation, je le referais. Et je le dis autour de moi, à ceux à qui ça arrive. Allez-y. Accrochez-vous. C'est dur, mais, ça vaut le coup. Courage !


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