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Hypertrophie bénigne de la prostate – adénome de la prostate : Et quel risque de cancer ?

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (01. décembre 2014)

L'hypertrophie bénigne de la prostate n'est pas un cancer, c'est une augmentation de volume de la glande, bénigne. Cette hypertrophie ne dégénère pas, c'est-à-dire qu'elle ne se transforme pas en cancer.

Cependant, ces deux pathologies peuvent être présentes en même temps, car elles sont favorisées par le vieillissement, et surviennent sur le même « terrain ».

Le cancer de la prostate peut provoquer des troubles urinaires et donner les mêmes signes qu'un adénome de la prostate, mais l'évolution sera différente.

Quand un homme va consulter pour des troubles prostatiques, le médecin lors de son examen clinique, fera un dépistage du cancer de la prostate en effectuant le toucher rectal. Il recherchera des signes qui pourraient faire évoquer une tumeur maligne. Il pourra demander des examens complémentaires (comme un dosage sanguin du PSA) pour l'aider à faire un diagnostic et prendre les mesures adéquates selon le diagnostic.

Les traitements


Un traitement pourra être mis en route, mais ce n'est pas systématique. En effet, les troubles urinaires liés à un adénome de la prostate sont capricieux et variables dans le temps : ils peuvent être importants pendant quelques semaines et obliger la personne à se lever plusieurs fois la nuit et dans la journée, à stopper ses activités pour aller uriner, etc. Puis, les signes peuvent diminuer ou disparaître dans les mois qui suivent.

Quand les signes ne sont pas trop gênants, le médecin ne propose aucun traitement, mais conseille un suivi régulier de son patient.

Un traitement sera prescrit quand les troubles prostatiques détériorent la qualité de vie du patient et/ou que le risque vésical ou de détérioration de la fonction rénale existe.

Il existe plusieurs sortes de médicaments (en comprimés) : des molécules de synthèse (alpha-bloquants ; les inhibiteurs de la 5 alpha-reductase), et des produits de phytothérapie. On associe souvent différents types de médicaments.

L'opération chirurgicale n'est envisagée que si le traitement par les médicaments n'est pas actif, ou quand le fonctionnement des reins est altéré.

Deux types d'interventions sont possibles : par voies naturelles en "rabotant" la prostate, ou par une incision chirurgicale au-dessus du pubis. Il arrive que des patients opérés jeunes, se fassent de nouveau opérer, car la partie de la prostate restante continue à grossir.


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