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Hypertrophie bénigne de la prostate – adénome de la prostate : Les symptômes

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (01. décembre 2014)

De par sa situation, la prostate peut, quand elle augmente de volume (lors d'un adénome), entraîner des troubles de la miction, c'est-à-dire des difficultés ou une gêne pour uriner : un besoin impérieux ou une envie fréquente d'aller uriner, une diminution du jet urinaire, un jet entrecoupé... sont autant de symptômes d'irritation ou/et de rétention urinaire. On parle de prostatisme.

Souvent, les hommes touchés par cette affection doivent se lever parfois plusieurs fois dans la nuit pour aller uriner et le sommeil peut s'en trouver perturbé.

Quelquefois, une personne atteint d'hypertrophie de la prostate ne peut plus du tout uriner, la vessie continue de se remplir : c'est la rétention aiguë d'urines. Dans ce cas, il faut poser une sonde urinaire pour lever l'obstacle et permettre à la vessie de se vider.

Une rétention d' urine sévère et chronique peut retentir en amont sur la vessie et sur les reins, et entraîner une diminution de leur fonction.

Quand un homme présente des troubles de la miction, il est important qu'il parle de ces symptômes avec son médecin. Celui-ci fera un bilan de ces troubles. Il recherchera aussi un éventuel retentissement des troubles urinaires sur la fonction des reins, situés en amont de la vessie.

Il faut savoir que l'importance des symptômes urinaires n'est pas proportionnelle à l'augmentation du volume de la prostate.

Comme la prostate est placée juste en avant du rectum, le médecin peut l'examiner par la palpation grâce à un toucher rectal. Il pourra noter une augmentation de volume ou une irrégularité de la surface, palper une éventuelle tumeur.

Cet examen n'est pas douloureux. Le médecin met un doigtier en plastique sur l'index et pratique l'examen sur le patient allongé sur le dos. Il pratique le toucher rectal en mettant l'index protégé par le doigtier dans l'anus.

Le toucher rectal est aussi l'examen de dépistage du cancer de la prostate. Si de nombreux hommes ne se décident pas, à tort, à aller consulter pour ce dépistage, la survenue de troubles urinaires sera l'occasion de faire ce dépistage.

Devant une hypertrophie bénigne de la prostate, le médecin demande souvent quelques examens complémentaires : un examen cytobactériologique urinaire (ECBU) pour voir s'il existe une infection urinaire favorisée par la rétention d'urine, une prise de sang pour voir si les reins fonctionnent bien.

Le dosage sanguin du PSA (antigène prostatique spécifique), un marqueur du cancer de la prostate, est aussi demandé, pour avoir une valeur de base avant la mise en route d'un traitement. En effet, certains médicaments font varier la concentration de ce marqueur et la valeur initiale permet de suivre une éventuelle variation pathologique de ce marqueur. Le dosage du PSA sert aussi à dépister le cancer de la prostate.

Une échographie des reins et de la vessie peut être prescrite.


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