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Hypocondrie : Les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (22. septembre 2014)

Le traitement de l'hypocondrie est difficile. L'hypocondriaque va tester l'endurance de son ou de ses médecin(s) à essayer de le soigner. Un des risques majeurs est justement l'épuisement du corps médical devant cette succession de plaintes physiques pour lesquelles aucune cause physique n'est jamais retrouvée. Mais, on peut être à la fois hypocondriaque et atteint un jour ou l'autre par une maladie organique authentique et grave. L'hypocondriaque "se sert" donc de cette peur de passer à côté d'un diagnostic grave pour entraîner les soignants dans sa névrose.

A force de se sentir mal soigné, l'hypocondriaque peut développer des symptômes comportementaux, comme une agressivité envers le corps médical. On parle alors d'hypocondriaques persécuteurs qui veulent se venger et qui se mettent à poursuivre leur médecins (procès, scandale voire tentative de meurtre). Mais cette évolution est, fort heureusement, rare !

Le traitement le plus approprié de l'hypocondrie est la psychothérapie, idéalement la psychothérapie cognitive et comportementale. Cette méthode permet de comprendre et de moduler les fausses interprétations caractéristiques de l'hypocondrie.

L'hypocondriaque épuise son entourage et ses proches avec ses inquiétudes perpétuelles qui ne sont pas accessibles à la réassurance. L'entourage doit ainsi faire preuve de recul, et ne pas se laisser emporter par les croyances erronées du malade. Il doit garder du mieux qu'il peut une position rassurante face à la personne hypocondriaque. Cette maladie évolue donc souvent vers une invalidité sociale et aussi professionnelle.
La dépression est également une complication possible de l'hypocondrie.


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