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Infarctus du myocarde : les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (29. novembre 2016)

Les premiers secours

L'obstruction totale d'une artère coronaire entraîne une nécrose de la zone musculaire cardiaque en aval. Elle peut provoquer une mort immédiate, ou dans les heures ou jours qui suivent, que la nécrose soit étendue ou non.

Il faut impérativement appeler rapidement le médecin ou le SAMU (15) quand une douleur thoracique apparaît et ne cède pas rapidement.

Si le malade est en état de mort apparente, sans pouls, sans respiration, la première chose à faire est de s'assurer que le SAMU ait été contacté. Les gestes de secourisme avec le massage cardiaque, une réanimation cardio-respiratoire, éventuellement l'utilisation d'un défibrillateur cardiaque, sont nécessaires. L'heure du début de l'application de ces soins doit être notée par un des témoins de la crise.

Les premiers traitements

Le médecin appelé en urgence réalise, s'il le peut, un électrocardiogramme (ECG) pour confirmer le diagnostic. Ce dernier montre un tracé anormal. L'examen de l'électrocardiogramme peut même permettre d'identifier le siège de l'infarctus et l'artère responsable.
La douleur intense pourra être soulagée par l'injection de dérivés morphiniques.

Le traitement d'urgence est la désobstruction de l'artère responsable.

Une des options thérapeutiques est la mise en place de traitements thrombolytiques, qui "dissolvent" le thrombus. Mais ce traitement n'est pas toujours suffisant et expose au risque d'hémorragie cérébrale. Le bénéfice par rapport au risque vaut le coup de tenter la désobstruction. Ce traitement n'est pas systématiquement réalisé. Lorsqu'un hôpital doté d'un service hospitalier de soins intensifs n'est pas loin, une autre solution est souvent préférée : une angioplastie, qui permet de déboucher l'artère coronaire avec un ballonnet.

Le transport vers ce service doit se faire sous haute surveillance médicale (sous scope, sous perfusion afin de garder une voie d'abord veineuse nécessaire pour injecter rapidement des médicaments, défibrillateur à portée de main, oxygène...).

L'hospitalisation

Pour fournir les meilleurs traitements au patient, il faut hospitaliser le malade souffrant d'un infarctus du myocarde, en service de soins intensifs pour qu'il soit traité et surveillé 24 heures sur 24.

En service de soins intensifs, le malade aura une prise de sang pour rechercher des éléments en faveur d'un infarctus, plus ou moins spécifiques (CPK, isoenzymes CPK MB, myoglobine, troponine). L'équipe médicale vérifiera la perméabilité des artères coronaires par un examen d'imagerie médicale.

Le cardiologue peut effectuer une angioplastie (c'est-à-dire une reperméabilisation des artères malades avec un ballonnet sous radioscopie). D'autres traitements sont proposés selon l'état du patient et les complications éventuelles.

Les traitements préventifs

Après l'infarctus, des traitements médicamenteux sont prescrits pour éviter une récidive. L'aspirine (ou un équivalent) est utilisée pour fluidifier le sang et diminuer l'agrégation des plaquettes, les bêta-bloquants pour soulager la fonction cardiaque, les statines pour diminuer le cholestérol (s'il est trop élevé), les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC) pour soigner l'éventuelle hypertension artérielle. Et enfin, les dérivés nitrés à prendre en cas d'angine de poitrine.


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