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Infection urinaire chez l’enfant : que faire ? : Les examens

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (09. mai 2013)

Lorsque l’enfant peut faire pipi à la demande, les choses sont beaucoup plus simples. On lui demande, comme le font les adultes, de faire pipi sur une bandelette urinaire. Grâce à cette bandelette, le médecin pourra détecter la présence éventuelle de sang, de leucocytes (les globules blancs, signes d’une infection) ou de nitrites (dont la présence est favorisée par certains germes, notamment les colibacilles).

Si l’un de ces éléments est présent sur la bandelette, alors une analyse des urines, pratiquée en laboratoire, pourra être demandée : c’est l’ECBU (examen cyto-bactériologique des urines) qui permettra de déterminer de quel microbe il s’agit. Pour cela, l’enfant devra déposer un peu d’ urine dans un petit flacon stérile, vendu en pharmacie ou proposé au laboratoire.

En cas de récidives d’infections urinaires, un examen complémentaire ou plusieurs peuvent être demandés.

Chez le petit enfant

Le moyen de diagnostiquer une infection urinaire chez le bébé est plus compliqué que chez l’adulte. Chez l’adulte, ou chez le grand enfant, il suffit de faire pipi sur une bandelette ou dans un petit bocal, pour que l’analyse d’ urine soit effectuée. Chez le tout petit, c’est beaucoup plus difficile. L’enfant n’est pas encore propre. Il ne sait pas retenir ses urines, ni les évacuer sur commande. Et là, réside la difficulté. Il va falloir aller chercher l’ urine jusque dans la vessie.

Avant l’âge de deux ans, il va donc falloir poser un collecteur d’urine (urinocol) : une espèce de poche adaptée spécialement pour recueillir l’urine. Il s’agit d’une sorte de petit sac que l’on pose sur le zizi du petit garçon ou sur la vulve de la fille. Cela dit, le prélèvement, même avec ce système, est parfois difficile. Si le collecteur d’urine reste trop longtemps en place, les résultats de l’analyse peuvent être faussés par la stagnation des urines, par d’éventuelles émissions vulvaires ou par des selles. Le prélèvement des urines dans la couche est forcément source d’erreur.

Si le prélèvement s’avère trop difficile, on peut avoir recours à une sonde. Ou encore à une ponction sus-pubienne (on atteint la vessie par l’extérieur, à l’aide d’une aiguille dans le ventre). C’est le moyen le plus sûr, mais la méthode n’est utilisée qu’en cas de difficulté de diagnostic.


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