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Kyste de l’ovaire : les examens

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (29. décembre 2015)

Les examens complémentaires indiqués en cas de kyste de l'ovaire sont :

Une échographie abdomino-pelvienne endovaginale (par voie naturelle) permettra de visualiser le kyste, de préciser sa taille, sa localisation, sa forme, de donner sa consistance (homogène ou hétérogène, liquide ou solide), l'épaisseur de sa paroi, et enfin de préciser l'existence de végétations intra-kystiques ; l'ovaire contro-latéral sera aussi observé.

Un doppler permettra de visualiser la vascularisation du kyste et pourra étayer le diagnostic vers un kyste fonctionnel ou organique.

L'IRM (Imagerie à Résonance Magnétique) est un examen d'un grand intérêt pour apprécier l'état de santé des organes voisins : le péritoine, les aires ganglionnaires, l'utérus, etc.

Par une prise de sang, le CA 125 est dosé, mais n'est pas très fiable pour faire un diagnostic de cancer de l'ovaire. Ce marqueur est surtout important pour suivre l'évolution d'un éventuel cancer ovarien.

Les traitements

Si le kyste ovarien est suspect de malignité (cancéreux), la patiente sera dirigée vers un centre spécialisé d'oncologie possédant des équipes chirurgicales parfaitement entraînées à la prise en charge de ce type de cancer.

Si le kyste est organique, le traitement sera chirurgical.

L'exérèse d'un kyste organique bénin est simple. Ils sont presque tous enlevés par chirurgie coelioscopique.

La coelioscopie (fines sondes et instruments introduits par de petits orifices à travers l'abdomen) permet d'orienter le diagnostic et de retirer le kyste. Cette intervention pourra être effectuée avec une laparotomie (ouverture plus large de l'abdomen), si l'intervention le nécessite.

Le chirurgien ne manquera pas d'avertir la patiente du déroulement de l'intervention, et des problèmes qui seront éventuellement rencontrés.

D'une part, la bénignité du kyste ne sera définitivement confirmée ou infirmée qu'après un examen en laboratoire (examen anatomopathologique) du kyste enlevé (de la pièce opératoire).

D'autre part, un gros kyste peut affecter la fonction de l'ovaire : chez les femmes jeunes, l'ovaire sera respecté dans la mesure du possible ; chez la femme ménopausée, il est possible que le chirurgien procède à une ovariectomie, voire annexectomie (c'est-à-dire une ablation de l'ovaire ou des ovaires et des trompes).

Un kyste organique de l'ovaire sera opéré avec les mêmes précautions que s'il s'agissait d'un cancer. En effet, un cancer peut passer inaperçu à l'échographie ou à l'IRM.



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