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L’endométriose

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (09. mars 2016)

Règles douloureuses, fatigue, pesanteurs pelviennes... sont des symptômes parfois négligés par les médecins, ou par les femmes elles-mêmes. Résultat, on tarde (trop) longtemps avant de diagnostiquer une edométriose.

Cette affection est pourtant courante puisqu'elle toucherait environ trois femmes sur dix.
Si on représente l'utérus comme une bouteille renversée, le col en bas, on trouve deux parois : la paroi externe, musculaire, et la paroi interne. C'est cette paroi interne de l'utérus que l'on appelle endomètre. Cet endomètre varie en fonction du cycle. En début de cycle, l'endomètre est fin. Il s'épaissit tout au long du cycle pour devenir très épais (c'est là que va se faire la nidation du futur bébé) et se décoller au moment des règles.

Fragments de muqueuse de l'utérus... aux mauvais endroits. Chez les femmes atteintes d'endométriose, des fragments du tissu interne de la cavité utérine (donc des fragments de l'endomètre) vont migrer et se développer dans d'autres parties du ventre et se loger dans des endroits où ils ne devraient pas être : le col de l'utérus, les trompes, les ligaments, les ovaires, le péritoine, le vagin, etc. Parfois même, ces fragments d'endomètres peuvent se retrouver sur des organes non génitaux : la vessie, le rectum, l'appendice, le colon, etc. Ces morceaux de muqueuse utérine mal placés sont douloureux.

L'endométriose est une maladie la plupart du temps bénigne et fréquente. Mais attention, car à un stade évolué, elle peut être responsable d'une stérilité.

Auteur : Sylvie Charbonnier.
Consultant expert : Docteur Jean Thévenot, gynécologue.



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