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Rage : Les traitements

Publié par : Dorothee Gebele (01. juin 2015)

En cas du moindre soupçon d’une éventuelle infection du virus de la rage, il est vital de mettre en place immédiatement une prise en charge spécifique avec des traitements particuliers, car sans traitement la rage est mortelle.

La première étape consiste à traiter localement la zone par laquelle le virus de la rage s’est potentiellement introduit dans le corps, c’est-à-dire : chaque blessure infligée par un animal susceptible d’être porteur du virus de la rage, et chaque blessure qui a été en contact avec la salive d’un tel animal.

La blessure doit être :

  • lavée immédiatement avec une solution savonneuse ou de l’eau pour éliminer les agents pathogènes,
  • désinfectée avec de l’alcool ou de l’iode,
  • pour le nettoyage des blessures plus profondes sont parfois utilisés des cathéters spécifiques.

Après ce premier traitement post-exposition, il faut se rendre immédiatement dans un hôpital disposant d’un service de soins intensifs. Ici, on procédera, après le lavage de la zone infectée, à une immunoprophylaxie, c’est-à-dire une vaccination active et une immunisation passive :

  • La vaccination active : en suivant un protocole bien précis, un vaccin inactivé - c’est-à-dire contenant des agents pathogènes morts - est injecté.
  • L’immunisation (vaccination) passive : un sérum sanguin immunisant, c’est-à-dire contenant un anticorps (immunoglobulines antirabiques), est injecté. On parle également d’immunisation artificielle passive ou de sérothérapie antirabique.

A titre préventif, une vaccination contre le tétanos est également recommandée.

L’évolution de la rage dépend fortement du traitement précoce : les premières mesures doivent être prises immédiatement après l’infection (par exemple après la morsure par un animal potentiellement malade). Une fois que les premiers symptômes de la rage se manifestent, la guérison n’est plus possible, si aucun traitement adéquat n'a été administré : la mort pourra seulement être retardée grâce à des soins intensifs (par exemple soins respiratoires).


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