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Le syndrome du bébé secoué

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (18. décembre 2014)

© Jupiterimages/iStockphoto

Le syndrome du bébé secoué est un ensemble de traumatismes crâniens infligés à un enfant par le secouement. C'est un problème de maltraitance : c'est classiquement un parent, le père, la mère, le beau-père, la nounou, chargé de garder le bébé qui, excédé, par ses pleurs, perd patience, le secoue très violemment ou le gifle... au point de provoquer un grave traumatisme cérébral, avec des lésions sévères pouvant entraîner la mort du bébé ou des dégâts la plupart du temps irréversibles et l'installation de graves séquelles neurologiques par la suite.

Au moins 200 syndromes de bébé secoué se produiraient chaque année en France. Ce chiffre semble fortement sous-estimé car le diagnostic peut être difficile, les signes évocateurs sont encore mal connus et la maltraitance n'est pas toujours envisagée.

Le syndrome du bébé secoué est observé chez les nourrissons de moins de 6 mois et plus volontiers chez les petits garçons.

Un petit bébé a une grosse tête posée sur un cou peu musclé. Celle-ci doit en permanence être retenue quand le très jeune bébé est en position verticale, dans les bras d'un adulte par exemple. On comprend donc aisément l'impact d'une gifle ou d'une secousse énergique, et les dégâts que le cerveau peut subir. Une seule fois suffit !

Les lésions consécutives au syndrome du bébé secoué sont la plupart du temps irréversibles et le bébé risque d'être handicapé toute sa vie.

Un bébé est fragile. Il n'a que les pleurs pour exprimer un besoin ou une souffrance. Les adultes doivent être patients, se contrôler, quelque soit la situation. Ils n'ont aucune excuse à utiliser la violence contre un bébé.


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