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Mal des transports : Les conseils d'un médecin spécialiste

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (26. août 2011)

Interview du docteur Loïs Bonne, Chef du service d'ORL de l'hôpital d'instruction des armées de Clermont-Tonnerre à Brest.

Pourquoi un mal des transports peut être parfois considéré comme une maladie grave ?

C’est une maladie bénigne pour le commun des mortels, mais pour les professionnels des transports, comme les marins par exemple, ce peut être très handicapant. Il peut y avoir des problèmes de performances liés au désintérêt à la tâche créé par la cinétose. Les traversées prolongées peuvent être à l'origine de déshydratations graves nécessitant parfois l'évacuation sanitaire du patient.

Peut-on savoir à l'avance qui va souffrir d'un mal de transports ?
Malheureusement, nous sommes incapables de savoir à l’avance qui sera malade et qui sera capable de s’adapter.

Y a-t-il un facteur psychologique ?

Les personnes qui sont plus émotives, qui sont sujettes aux malaises vagaux, aux syncopes, sont plus sensibles au mal des transports. Ce n’est pas une maladie psychologique, mais l’ anxiété peut l’accentuer. D’autres facteurs peuvent aussi entrer en jeu comme les odeurs désagréables ou la fatigue.

Quels conseils pourriez-vous donner pour prévenir le mal des transports ?

Il faut être reposé, ne pas avoir le ventre vide, s’alimenter et s’hydrater correctement. Il ne faut pas lire, mais se servir de la « béquille visuelle » : c'est-à-dire regarder à l’horizon, un point fixe, et rester au plus près du centre de gravité du véhicule. Il faut aussi s’intéresser à la conduite : le chauffeur est rarement malade car il anticipe les mouvements. Il faut boire des boissons sucrées, régulièrement et par petites gorgées, et bien gérer sa respiration.

> Vous voulez réagir, apporter votre témoignage, rendez-vous sur notre FORUM.

Dr Loïs Bonne.

Dr Loïs Bonne.


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