publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Maladie de Dupuytren : Les causes

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (31. décembre 2014)

Quelques notions préalables d'anatomie sont indispensables à intégrer, pour mieux comprendre les causes du développement de la maladie de Dupuytren. La main, comme n'importe quelle partie du bras, est constitué de nombreux os, et de parties dites molles entourant ce squelette.

Ces parties molles sont constituées de muscles, de tendons et de tissus de « rembourrage » (la graisse et le conjonctif), et d'un tissu d'emballage (la peau). Les tendons présents du côté de la paume de la main, qui sont la prolongation des muscles de l'avant-bras, vont permettre de fléchir, de plier les doigts. Les tendons situés de l'autre côté, au dos de la main, au contraire étendent les doigts, c'est-à-dire les déroulent, ou les relèvent.

La maladie de Dupuytren a tendance à faire plier les doigts vers la paume, au fur et à mesure que la maladie évolue, progresse. La maladie de Dupuytren fut initialement, à tort, attribuée à des rétractions de ces tendons fléchisseurs précédemment mentionnés. En fait, comme dans d'autres parties des membres, il existe un tissu fibreux individualisé qui sépare la peau des parties molles, en particulier musculaires, plus profondes. Ce tissu fibreux porte le nom d'aponévrose ou de fascia. Sur la paume et la face palmaire des doigts, il s'agit du fascia palmo-digital.

La maladie de Dupuytren se caractérise initialement par la formation de nodules sur ce fascia, puis au fur et à mesure de son évolution, par la constitution de brides, empruntant la direction des doigts, plus particulièrement le quatrième et le cinquième (annulaire et auriculaire). Les tendons ne sont donc pas en cause.

Ce sont ces brides qui vont gêner l'utilisation de certains doigts, car par leur caractère rétractile du côté de la paume, la présence de ces brides tend à faire plier les doigts atteints et les empêche de s'étendre.

Quant à la cause proprement dite de cette maladie, elle reste mystérieuse : tout au plus sait-on que certains terrains restent génétiquement prédisposés au développement de cette maladie (diabète en particulier).


publicité