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Maladie de Parkinson : Les causes

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (24. octobre 2014)

La principale cause de la maladie de Parkinson est une dégénérescence d'un groupe de cellules nerveuses, les neurones, situées dans une petite zone du cerveau, appelée la substance noire. Ces neurones sécrètent de la dopamine, un messager cérébral impliqué dans la régulation du contrôle des mouvements. Les troubles de la maladie de Parkinson sont causés par un déficit de dopamine que ces neurones ne sécrètent plus suffisamment.

Cette maladie atteint certains neurones de la substance noire du cerveau, en l'occurrence, les neurones qui produisent de la dopamine. La dopamine est un neurotransmetteur du système nerveux : il s'agit d'une molécule servant de messager chimique entre deux neurones. Son rôle est de contrôler certains mouvements du corps. Lorsque le déficit en dopamine dans le cerveau est trop important, les troubles moteurs apparaissent.

En fait, on n'en sait encore rien. Les causes de la maladie de Parkinson restent assez mystérieuses. Il pourrait s'agir de causes croisées, comme une prédisposition génétique (il y a des familles de parkinsoniens) doublée de facteurs environnementaux. On suppose, par exemple, que l'exposition aux pesticides, pourrait augmenter les risques de Parkinson de près de 70%. La maladie est, en effet, plus fréquente en milieu rural qu'urbain !

Les recherches actuelles reposent essentiellement sur la génétique.
On a remarqué que certaines altérations génétiques pouvaient favoriser l'apparition de la maladie. On connaît, par exemple, une quinzaine de mutations génétiques, qui peuvent donner des formes monogéniques de Parkinson, notamment chez les jeunes.

En plus des causes génétiques de la maladie de Parkinson, certaines théories envisagent la présence d'un agent pathogène. C'est le cas de la théorie de Braak, un chercheur allemand qui a émis l'hypothèse que la maladie pouvait débuter dans le système nerveux entérique, dans l' intestin. En effet, les troubles digestifs sont particulièrement fréquents dans les maladies de Parkinson. On estime, par exemple, que deux patients sur trois, souffrent de constipation sévère. En 2003, Braak a donc pensé que la maladie pouvait débuter dans le système nerveux entérique et gagner, par contagion, le cerveau.

Autre théorie, celle du français Etienne Hirsch. D'après qui, des cellules "tueuses" (des lymphocytes), détruiraient les neurones à dopamine. Normalement, les lymphocytes T servent à la défense de l'organisme et sont absents du cerveau. Or, l'équipe de recherche d'Etienne Hirsch, en a retrouvé en grand nombre, à l'autopsie, dans le cerveau de malades parkinsoniens.

Petite anecdote : les chercheurs ont constaté, sur certains patients décédés qui avaient reçu des greffes de cellules embryonnaires plus de 10 ans auparavant, que ces cellules greffées (donc saines au départ), avaient attrapé la maladie à leur tour. Ce qui pourrait démontrer une forme de contagion directe.

En résumé, on ne connaît toujours pas les causes de la maladie, ce qui explique, qu'on n'en connaisse toujours pas le traitement curatif radical.


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