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Maladie de Parkinson : Les symptômes

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (24. octobre 2014)

Les symptômes de la maladie de Parkinson sont bien connus des médecins, mais ils peuvent différer en intensité comme par leur présence en fonction des malades. Dans un premier temps, ce sont les mécanismes olfactifs qui sont atteints, entraînant des troubles de l'odorat. Des troubles du sommeil peuvent également apparaître au cours du sommeil paradoxal, comme des agitations nocturnes ou des cauchemars.

Plus tard, la maladie se manifeste par un tremblement au repos, une rigidité et une difficulté à déclencher les mouvements. Le diagnostic est évoqué lors de signes tels que :

> Le tremblement
C'est le premier motif de consultation. Caractéristique de la maladie, il n'est pourtant pas présent chez tous les malades. Il affecte les membres, plus rarement la mâchoire. Ce symptôme apparaît au repos mais disparaît lors du mouvement. Des tremblements de repos aux extrémités, notamment au niveau du pouce, comme si le patient comptait sa monnaie ou roulait de la mie de pain.

> La rareté des mouvements ou akinésie
Elle peut débuter par des difficultés d'écriture, le malade forme alors des lettres de plus en plus petites (micrographie). Elle se manifeste également par une gêne lors de la réalisation de gestes quotidiens, surtout s'ils sont répétitifs, comme le rasage. Enfin, la marche est aussi perturbée, elle est ralentie "à petits pas traînants". Les mouvements sont plus rares et plus lents. La marche est petite et lente, à petits pas, parfois entrecoupée d'arrêts avec piétinements. Le malade semble chercher son centre de gravité, il est penché en avant. L'akinésie se manifeste à la marche, mais aussi dans la mimique. Le patient a un visage impassible, la bouche entr'ouverte, clignant rarement des yeux.

> Une raideur ou hypertonie
C'est une raideur des membres et du tronc. La marche est moins "balancée", rigide. Au cours d'un mouvement les membres tendent à s'immobiliser. Cette hypertonie musculaire avec sensation « de tuyau de plomb », une forme de rigidité qui peut céder par à-coups (comme une roue dentée).

Si les symptômes de la maladie varient d'un malade à l'autre, son évolution est tout autant imprévisible. Généralement après une période d'efficacité optimale des médicaments, appelé parfois "lune de miel", les troubles réapparaissent obligeant le médecin à adapter différents traitements. Le suivi des malades doit donc être régulier et confié à un spécialiste : un neurologue.

Enfin, la maladie elle-même a tendance à s'aggraver, avec des risques de chutes, des troubles de la marche de plus en plus importants. 20 % des patients auront en fin de maladie une détérioration cognitive évoluant vers la démence.

En fonction de l'évolution de la maladie, des symptômes qui surviennent, d'autres spécialistes pourront intervenir : un rhumatologue ou un kinésithérapeute, en cas de problème osseux ou articulaire, un orthophoniste en cas de problème de langage, etc.

Attention : Le diagnostic est parfois difficile, les symptômes pouvant être confondus avec ceux d'une dépression. Il peut se produire d'autres symptômes de la maladie comme : des chutes, une hypersalivation, des troubles du comportement, notamment du sommeil, avec des mouvements lors du sommeil paradoxal, une hypotension orthostatique, des troubles urinaires et des troubles digestifs (deux patients parkinsoniens sur trois souffrent de constipation)

Voir aussi cette vidéo :

Maladie de Parkinson: vidéo


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