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Méningite de l'enfant : les causes

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (24. janvier 2011)

Les germes en cause dans une ménigite chez un enfant provoquant cette infection, ne se logent pas au départ au niveau des méninges. Ce sont des virus ou des bactéries qui proviennent d’un foyer infectieux, au niveau de la gorge ou des oreilles. La méningite peut donc faire suite à un rhume qui dégénère, à une otite ou à des oreillons qui se compliquent, etc.

Méningite due à un virus ou une bactérie

Dans la plupart des cas (environ 8 fois sur 10), la méningite est virale : l’entérovirus est l’agent infectieux le plus fréquent, même si l’on rencontre parfois le virus des oreillons, le virus de l’herpès ou de la varicelle.

Dans 20% des cas, la méningite est d’origine bactérienne et ce sont essentiellement trois microbes qui en sont responsables : l’Haemophilus Influenzae, le méningocoque et le pneumocoque. A noter : contre ces trois microbes, des vaccinations existent.

A voir : la méningite expliquée en vidéo

Il existe de nombreux types de méningites. Une méningite peut être provoquée par des champignons, une irritation chimique ou des allergies médicamenteuses, ainsi que par des tumeurs.. Explications en images !

La méningite à Haemophilus influenzae

Avant la vaccination, Haemophilus influenzae était la cause la plus fréquente de méningite, notamment chez le nourrisson et chez le petit enfant. Même si le vaccin ne couvre pas toutes les souches d’Haemophilus influenzae, il protège quand même de la plupart d’entre elles.

Il faut pourtant savoir que le vaccin n’est efficace qu’au bout de deux doses injectées. La première vaccination se fait à deux mois, la deuxième à trois mois, la troisième à quatre mois.

La vaccination des bébés a permis la quasi-disparition de la méningite à Haemophilus influenzae, en France. Mais on recense encore une cinquantaine de cas par an.

La méningite à méningocoque

Le méningocoque (on devrait dire les méningocoques) est l’un des germes fréquemment en cause de la méningite de l'enfant quel que soit l’âge de l’enfant : on le retrouve une fois sur quatre chez les enfants de moins de 5 ans atteints de méningite bactérienne ; et plus d’une fois sur deux, chez les enfants de plus de 5 ans.

Le méningocoque est un germe particulièrement agressif. Il peut provoquer des épidémies, voire de petites endémies dans les collectivités, les crèches ou les écoles. On le retrouve plus fréquemment en automne ou en hiver, après les périodes de grippes et de rhumes. On compte environ 300 cas de méningites à méningocoque, chaque année.

Un vaccin est désormais incorporé au calendrier vaccinal : contre le méningocoque du groupe C, responsable d’un tiers des méningites à méningocoque. Depuis peu, il existe un vaccin contre le méningocoque B, cela tombe bien puisque ce germe est fréquent dans les méningites bactériennes (mais ce dernier vaccin n'est pas (encore ?) recommandé de façon officielle dans le calendrier de vaccination).

La méningite à pneumocoque

En cause : le pneumocoque que l’on retrouve le plus souvent dans les méningites du nourrisson (depuis la quasi-disparition de l’Haemophilus influenzae). Malheureusement, l’usage trop fréquent des antibiotiques, lui a permis de développer des souches résistantes à la pénicilline notamment. On compte chaque année environ 600 à 700 méningites à pneumocoque.

Un vaccin existe : il a été commercialisé il y a de nombreuses années, et est recommandé dans le calendrier vaccinal. Il est effectué à 2 mois, 4 mois et 16 mois. Il a permis une diminution du nombre des méningites à pneumocoque, de l’ordre de 30%, et même de 80%, chez les enfants de 0 à 23 mois.

Le problème : il existe de nombreuses espèces de pneumocoque et, jusqu’à l’année dernière, le vaccin ne protégeait pas de toutes. La bonne nouvelle est que son spectre est de plus en plus large, c’est-à-dire que le vaccin proposé permet de protéger d’un nombre de plus en plus élevé de pneumocoques.

Et les autres microbes…

Les autres germes (ou microbes) responsables d'une méningite sont beaucoup plus rares. Cependant, il peut arriver que l'enfant présente une méningite à bacille de Koch (BK), le bacille de la tuberculose.

C’est en effectuant une ponction lombaire qu’on pourra le savoir. Ces causes infectieuses sont rares. Elles se trouvent essentiellement chez les populations migrantes ou chez les petits enfants atteints d’un déficit immunitaire.

En période néo-natale, il peut arriver que l’enfant soit infecté par contamination materno-fœtale, lors de l’accouchement. L'infection peut alors être due aussi à un streptocoque, à Escherichia coli ou à Listeria.



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